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rachidi gbadamassi
Gbadamassi demande à Zinsou de rembourser Ebomaf

Le député de la 8ème circonscription électorale, Rachidi Gbadamassi, est monté au créneau, mardi 06 mars 2018 à l’hôtel Azalaï, pour dénoncer un dossier d’escroquerie de 15 milliards de francs Cfa dans lequel l’ancien premier ministre du Bénin et candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, Lionel Zinsou serait impliqué.

Lionel Zinsou serait en disgrâce avec le Président directeur général du groupe Ebomaf. Il serait reconnu débiteur de 15 milliards de francs Cfa vis-à-vis du Pdg du groupe Ebomaf, Mahamadou Bonkoungou. L’information a été lâchée par le député Rachidi Gbadamassi à l’occasion de sa rencontre avec la presse mardi 06 mars 2018 à l’hôtel Azalaï. Dans son développement, le député de la 8ème circonscription électorale a fait observer que Lionel Zinsou aurait contracté un prêt de 15 milliards de francs Cfa auprès du Pdg de Ebomaf alors qu’il était premier ministre, dans le cadre des élections présidentielles de mars 2016. Un prêt qui aurait servi au candidat du régime d’alors de trésor de guerre dans le cadre des scrutins présidentiels de mars 2016. Une situation qui aurait amené l’avocat de Mahamadou Bonkoungou a saisi la justice française qui aurait fait mainmise sur tous les biens de l’intéressé évalué à 5 milliards de francs Cfa. Le député du Bloc de la majorité parlementaire a déclaré détenir l’information de la dernière édition du bulletin d’informations « La lettre du continent ». Il a profité de cette tribune pour inviter la justice béninoise à se saisir du dossier. Il a promis de prendre son bâton de pèlerin pour parcourir le continent pour que justice soit rendue au Pdg du groupe Ebomaf.

Odi I. Aïtchédji

Extrait des propos de Rachidi Gbadamassi

« Mesdames et messieurs, le passif que Lionel Zinsou et ses complices ont laissé à notre démocratie est suffisamment lourd pour que les institutions de la République ne prennent pas leurs responsabilités. En la matière, c’est la Chambre des Comptes de la Cour Suprême qui est l’initiatrice de la procédure devant aboutir à clarifier cette rocambolesque affaire. C’est elle qui reçoit les comptes prévisionnels de compagnes, certifie les comptes de campagne et « Après vérification des comptes, s’il est constaté un dépassement des dépenses de campagne, la Chambre des Comptes de la Cour Suprême adresse dans les quinze (15) jours un rapport au Président de la République près le Tribunal de Première Instance de Cotonou pour les élections présidentielles ou législatives aux fins des poursuites entre les contrevenants » conformément à la loi. Il urge dont que la Cour Suprême s’autosaisisse sur ce dossier.

Mesdames et messieurs, chers journalistes, l’Afrique est le continent de l’avenir. Il revient aux Africains de se prendre au sérieux en cessant de fermer les yeux sur les crimes économiques. Il est temps que l’Afrique cesse d’être une terre de non droit et de désinvolture, un continent de misère où il se suffit d’injecter de l’argent dans l’appareil politique pour acheter le pouvoir parce qu’on vient de l’occident ou l’on y a résidé pendant longtemps ».

Si la justice française est déjà activée pour faire rendre gorge à Lionel Zinsou, ce n’est pas la justice béninoise, celle de sa patrie d’origine qui resterait les bras croisés. Après tout, c’est le code électoral béninois qui a été violé. C’est l’électeur béninois qui a été abusé et c’est la politique béninoise qui a été vilipendée par cet acte commis par l’un des principaux candidats à l’élection présidentielle de 2016. Il est même allé au second. Il était donc à près d’une chance de gagner le pouvoir d’Etat qu’il a considéré comme une affaire au sein de laquelle il faut mettre de l’argent à récupérer une fois qu’il sera élu. Ce n’est pas sa faute, car c’est ce qu’on lui a dit de l’Afrique. C’est certainement ce qu’il a appris de ceux-là même qui nous l’ont proposé. La justice béninoise est conviée à faire toute la lumière sur cette affaire.

 Mesdames et messieurs, Monsieur Mahamadou Bonkoungou, président-fondateur du groupe burkinabè Ebomaf est un digne fils d’Afrique. Son entreprise est un modèle de réussite, non seulement en Afrique, mais dans le monde entier. Qu’il soit escroqué ainsi sans que la justice ne soit faite est un déni de la puissance de l’Etat dans un régime démocratique où force doit rester à la loi. C’est dans ce dessein que j’envisage organiser une tournée sous régionale vers les Chefs de nos Etats et les parlementaires africains pour que ce chef d’entreprise qui fait la fierté de l’Afrique recouvre ses fonds. Aujourd’hui l’histoire ne me donne-t-elle pas raison lorsqu’hier j’ai émis des réserves sur le candidat Lionel Zinsou parce qu’il est douteux.