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jean pierre bembaJean-Pierre Bemba va devoir attendre pour être fixé sur sa peine. La Cour pénale internationale n’a pas fixé de date pour la décision dans cette affaire de subornation de témoins qui passait en audience, mercredi 4 juillet. L’opposant de Rdc risque de retourner en prison pour six mois supplémentaires, mais son avocate a plaidé pour l’application d’une peine qui lui permettrait de rester libre, après dix ans passés derrière les barreaux. 

Ce que le bureau du procureur a obtenu, mercredi, c’est déjà de pouvoir faire entendre ses arguments. Quelques heures avant l’audience, il a introduit un mémo écrit au greffe, au grand dam des avocats. Une « notice » d’une vingtaine de pages dont l’objectif est de prouver qu’en manipulant 14 témoins de la défense sur 34 et peut-être plus, l’ancien vice-président congolais et ses ex-conseils ont arraché l’acquittement. Pour la défense, la Cour n’aurait même pas dû entendre ces arguments, car il s’agit purement et simplement de revenir sur l’autorité de la chose jugée. Jean-Pierre Bemba est acquitté après avoir passé dix ans en prison. Le reste, a expliqué en substance son avocate Me Melinda Taylor, c’est l’interprétation « dangereuse » et « sélective » de l’accusation. L’avocate insiste : la Cour n’a pas légalement le droit de statuer là-dessus. Une audience tendue, les juges ont plusieurs fois manifesté de l’agacement face à un échange d’arguments de quatre heures. Le président de la Cour a reconnu que le bureau du procureur n’aurait pas dû soumettre la notice, il l’a même comparée à une embuscade pour la défense qui n’a pas eu le temps de se préparer. Il a promis aux avocats des accusés qu’ils pourraient s’ils le souhaitaient compléter leurs arguments par écrit et le soumettre dans les deux semaines à venir.

rfi