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Codjo Kossi Alofa (à droite), présumé assassin de Pierre Urbain Dagnivo

Depuis l’évasion de Codjo Kossi Alofa, présumé assassin de Pierre Urbain Dangnivo, de la prison civile d’Akpro-Missérété, dans la nuit du 3 au 4 février 2015, plusieurs questions sont soulevées par l’opinion publique. Comment ce prisonnier particulier a-t-il pu s’évader de la prison la plus sécurisée du pays ? A-t-il pu bénéficier de la complicité des agents chargés d’assurer la sécurité de cette maison d’arrêt ? Toutes ces préoccupations doivent être élucidées par le Parquet de Porto-Novo qui a été saisi pour mener l’enquête judiciaire. Soucieux de situer les responsabilités dans cette affaire, le Parquet a justement mis sur pied une commission d’enquête judiciaire. A l’issue de plusieurs semaines d’investigation, le juge d’instruction a décidé de poursuivre huit personnes pour complicité d’évasion, a-t-on appris de source judiciaire. Sur les huit poursuivies et inculpées, quatre personnes, dont le régisseur de la prison civile d’Akpro-Missérété, l’ont été sans mandat, alors que les quatre autres inculpées, y compris le gardien chef, ont été écrouées. Par ailleurs, un mandat d’arrêt a été émis contre Codjo Kossi Alofa. Pourvu qu’il soit toujours en vie. Dans le cas contraire, le mandat d’arrêt ne servira à rien. « S’il est prouvé qu’il est mort, l’instruction s’arrête parce qu’on ne poursuit pas un mort ! », a expliqué un magistrat qui a préféré requérir l’anonymat.

 Epiphane Axel Bognanho