Spread the love

Gilbert TogbononLes 7 personnes placées sous mandat de dépôt hier dans le cadre de  l’affaire de trafic de faux médicaments étaient à la barre ce mercredi 21 Février 2018 au tribunal de première instance de Cotonou. Au terme des débats, le Procureur de la République, Gilbert Togbonon, a renvoyé le procès au 6 mars prochain. Les mis en cause retournent ainsi en prison.

Les  directeurs généraux  des sociétés Ubphar, Ubipharma,  Promopharma , Gapob , Came et deux autres collaborateurs du député Atao Hinnouho vont être maintenus dans les liens de la détention en attendant le procès du 6 mars prochain. Le juge en charge de l’affaire a validé cette requête soumise par  l’une des parties notamment le ministère public représenté par le procureur de la république Gilbert Togbonon. La défense a demandé la mise en liberté sous caution en attendant la fatidique date du 6 mars. Les deux affaires ne sont nullement liées ont soutenu tour à tour les avocats de la défense.la défense qui a aussi  brandit l’argument selon lequel la responsabilité morale des personnes morales n’existe pas dans le droit béninois et par conséquent, pas question que ces directeurs généraux soient retenus en prison. Le ministère public est resté ferme sur sa position après une petite suspension les plaidoiries ont repris mais les arguments et faits relevés par la défense n’ont pas convaincu le président de séance. Le juge Nadjibou Gado a alors  décidé d’accéder à la requête du ministère public. Par une décision avant dire de droit, le tribunal a alors rejeté la demande de la défense et renvoyé le procès au 6 mars.

 Pourquoi le 6 mars ? 

Le 6 mars en effet c’est la date du procès de l’indien recherché entre – temps par la justice toujours dans cette affaire de faux médicaments. Le mandat d’arrêt lancé par la justice béninoise contre le mis en cause a porté ses fruits et son procès est fixé pour ce jour-là. Pour le ministère public, les deux affaires sont liées et donc le procès se fera conjointement. En attendant, Les personnes inculpées ont été reconduites à la prison civile de Cotonou. Soulignons aussi que la salle  d’audience du tribunal de Cotonou était  pleine à craquer ce matin.

Claudine Vodounon