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courTout convergeait  hier à établir qu’on ne va pas assister à un  procès banal. Une salle d’audience comble, un parterre impressionnant d’avocats, un banc des accusés fourni : la grand-messe sur la vérité du dossier Icc-services va commencer. Il sonne 9 heures. Les membres de la cour font leur entrée.
Le procès sur le dossier des structures illégales de placement (Icc-Services) a démarré hier mardi 27 juin. Pour l’instant, on est encore à la composition de la cour. Les débats sont reportés à jeudi prochain, le procès durera une semaine. On s’attendait à voir au poste de président un « mâle », mais non, c’était une femme. Célestine Bakpé. Elle est encadrée de deux assesseurs, Victor Fatindé et Jules Chabi Mouka. Mardochée Kilayossi,  gardien des intérêts de  l’Etat (Procureur général) siège en qualité de Ministère public. Les avocats de la défense très mobilisés (plus d’une dizaine),  s’impatientaient déjà. On peut apercevoir dans la foulée Me Prospère Ahounou, Georges Gbago, Brice Houssou, Grégoire Kassa et bien d’autres. Les accusés,  pour la plupart, affichent des signes d’aisance. Le confort et le luxe contrastent avec la routine quelque peu misérable qui garnit habituellement le banc des accusés. Tenues assorties, allure confiante, l’air rassuré, ils n’avaient pas vraiment l’esprit perturbé. La Cour une fois installée, la présidente arme son maillet et ordonne le démarrage des débats.Le premier point d’achoppement a été déjà le nombre des accusés. Sur les 20 inscrits au rôle, 10 ont répondu présents. Les avocats « tempêtent », le Ministère public réagit : les signes d’une suspension sont visibles. Cela ne tardera pas. Première suspension donc, la Cour se retire pour délibérer.  Quelques instants après, les débats reprennent et la présidente prononce une disjonction du dossier des 10 accusés absents et ordonne la poursuite des débats. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, se succèdent une série de suspensions. La dernière a fait reporter les débats à jeudi prochain en raison à  la qualité des jurés. Au cours de sa plaidoirie, Me Prospère Ahounou a déclaré que le préalable à l’installation des jurés est l’identification de leurs qualités. Il estime qu’il est impérieux au regard du risque d’impartialité encouru, de vérifier si certains de ces jurés ne figurent pas sur la liste des déposants de Icc-Services. Il demande alors que soit donné communication à chaque avocat de cette liste pour qu’il vérifie si par hasard, l’un de ces jurés n’aurait pas mordu à l’appât du gain facile. La Cour après suspension a laissé à la défense la liste des déposants pour les vérifications utiles. Les débats sont renvoyés à jeudi.
 Hospice Alladayè