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adrien-houngbedjiL’affaire Icc-services n’a pas fini de faire parler d’elle. Le député Janvier Yahouédéhou est à présent dans le collimateur du gouvernement et de la justice béninoise pour avoir cité le chef de l’Etat dans cette affaire de détournement de fonds. En effet, dans une lettre adressée au Président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, le procureur Gilles Sodonou instruit ce dernier de bien vouloir amener l’honorable Janvier Yahouédéhou à mettre à la disposition de la Justice béninoise, les éléments qui soutiennent de telles déclarations. Un état de chose que le Président de l’Assemblée nationale n’a pas aimé. Situant la part de responsabilité des uns et des autres, il a rejeté la requête du procureur Gilles Sodonou. (Lire respectivement l’extrait de la lettre du procureur Gilles Sodonou et la réponse du Président Me Adrien Houngbédji à ce dernier).

Gilles Sodonou

« Pour permettre à la justice de notre pays de bien faire son travail , conformément à la loi et en disposant de tous les éléments objectifs d’appréciation, j’ai l’honneur de vous prier très respectueusement de bien vouloir amener l’honorable Janvier Yahouédéhou à mettre à la disposition de la Justice des éléments de qui soutiennent de telles déclarations »

Adrien Houngbédji

« Le procureur général me demande de demander au député de mettre à la disposition de la justice des éléments qui soutiennent sa déclaration. Est-ce que c’est mon rôle de Président de l’Assemblée nationale ? Il y a des juristes, des avocats et des magistrats dans cette salle. C’est mon rôle ça ? Il y a une séparation des pouvoirs. Moi je suis un législatif. Si un député dit quelque chose et si la justice estime qu’il n’a pas à le dire, elle n’a qu’à faire son travail. Ce n’est pas au président de l’assemblée de se transformer en magistrat instructeur pour demander à un député de me remettre à moi les éléments pour que je les envoie au garde des sceaux ou au procureur général. C’est pour vous dire que je ne vais pas répondre à cela. Il me parait être vraiment… il ne faut même pas dire. Je suis persuadé que le procureur de la république sait très bien que ce qu’il me demande, je n’ai pas le pouvoir de le faire. Merci »

Léonce ADJEVI