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cour-dappel-de-parakouLa Cour d’assises de Parakou examine depuis hier mardi 7 mars, le dossier sur le crime d’incendie, de vol à main armée et de coups et blessures volontaires perpétrés à Sèmèrè au domicile du député Wallis Zoumarou Mamoudou. Sur les 22 accusés attendus, 14 ont répondu à la convocation de la cour et nient toujours les faits mis à leur charge.
Ils étaient 14 présents à l’audience sur les 22 accusés du crime d’incendie volontaire, de vol à main armée et de coups et blessures volontaires commis à Sèmèrè, commune de Djougou Six (06) d’entre eux sont décédés et deux autres inculpés non encore appréhendés. En début de séance, le cas des deux accusés absents a été disjoint. Tous sont inculpés d’avoir saccagé, emporté certains biens et incendié d’autres appartenant au député Wallis Zoumarou et ses partisans politiques de Sèmèrè. Ils auraient aussi blessé d’autres personnes à coups de gourdins, d’armes à feu, de lance-pierre et autres dont ils se seraient servis. Les accusés auditionnés à la barre, ont nié les faits mis à leur charge. Deux des accusés ne parlant pas français ont laissé entendre qu’ils n’ont pas été assistés par l’interprète à l’enquête préliminaire. Répondant aux questions des magistrats, Issaka Lawabilou, l’un des accusés a même piqué une crise de tension et placé sous traitement médical. Certains d’entre eux ont avoué ignorer les raisons qui sous-tendent leurs arrestations. Alassane Kpombi Sabikou, a laissé entendre qu’il a travaillé pour empêcher l’incendie et à aucun moment, il n’a incité ses partisans à incendier une maison. Pour l’heure, les débats se poursuivent ce mercredi avec l’audition toujours des accusés et des 5 témoins cités.

 Alexis Ogoubi (Stag)

Résumé des faits
Tout est parti d’une crise née en 1997 au sein de l’Association de développement économique et socioculturel de Sèmèrè (Adess). Le conflit a conduit à une  scission de l’association en deux, mais a pris une autre tournure suite au décès de Alassani Zakari. Les partisans du défunt ont soupçonné l’autre camp de l’avoir tué étant donné que leurs adversaires sont membres d’un autre parti politique. C’est dans ce climat de tension que le 13 mars 1999, les partisans du défunt et plusieurs autres se sont livrés à des voies de fait. Il en a résulté pour les deux cousins, une dispute qui a dégénéré en un affrontement. Au cours des échauffourées, les partisans du feu Alassani Zakari auraient été identifiés comme les personnes qui auraient saccagé, emporté certains biens  et incendié d’autres appartenant à Zoumarou Wallis Mamoudou et consorts. Ils auraient blessé d’autres personnes à coups d’arme blanche et à feu. Arrêtés et inculpés d’incendie volontaire, de vol à mains armées et de coups et blessures volontaires, Gobiao Mouhamed, Issifou Aliou et Soulé Mama Yacoubou ont reconnu les faits à l’enquête préliminaire et les ont niés devant le magistrat instructeur. Les inculpés Alassane Kpimbi Harissou, Taïroubi Abou, Alassane Arouna et Issiaka Lawabilou les ont contestés à toutes les étapes de la procédure. Des mandats d’arrêt ont été décernés contre eux.