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justice audienceUne affaire de licenciement abusif oppose, depuis peu, les employés de la radio, Adja-Ouèrè au directeur de ce média. Suite à la plainte 394-2016 déposée au Tribunal de première instance de Pobè, les deux parties, à savoir le directeur de la radio Adja-Ouèrè et quatre de ses employés dont trois  professionnelles des médias, ont été conviées, hier lundi 14 novembre 2016, à se présenter devant le juge. Celui-ci, après avoir appelé à la barre les intéressés, a constaté que le règlement à l’amiable qui leur a été suggéré a échoué. Leur dossier a donc été renvoyé au 19 décembre 2016 pour les débats. Il faut rappeler que le bras de fer qui oppose employés et employeur a démarré le 25 juin 2015 lorsque le directeur  général de la radio Adja-Ouèrè a adressé une correspondance aux agents en disant : « J’ai le regret de vous informer que suite aux difficultés financières de la radio que vous connaissez tous, l’administration ne peut plus payer les salaires à partir du mois de juillet 2015. Tous les travailleurs arrêtent d’assurer leurs fonctions à partir du 30 juin 2015 à 23 heures. Une équipe restreinte sera constituée pour faire écouter la radio avec les collaborateurs externes. La dette salariale sera réglée aujourd’hui 30 juin 2015. Ceux qui ont des congés seront payés à la fin du mois dû. Je vous prie Messieurs les travailleurs, d’accepter mes salutations distinguées ». Face à un tel sort, les journalistes licenciés ont entrepris des démarches qui ont abouti à l’audience du lundi 14 novembre. Pour se justifier, Ernest Adjadi, le directeur de ladite radio a affirmé : « Les agents licenciés ne sont pas réguliers au boulot, et font ce qu’ils veulent.  Un des journalistes est resté à la maison pendant 12 mois pour cause de maladie. Les journalistes ont saisi et emporté les documents administratifs de la radio ». Pour l’ouverture des débats, les preuves ont été demandées, à ce dernier.

Martin Aïhonnou (Coll)