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Komi Koutché, ancien argentier national (à droite) et Barthélémy Kassa s’affrontent par presse interposée

L’ancien ministre de l’Eau, Barthélémy Kassa et l’autre argentier national, Komi Koutché, font, par presse interposée, des déclarations au lendemain du non-lieu du Juge d’instruction dans l’affaire qui gronde Ppea2. Des interventions des deux hommes, on déduit qu’il y a des non-dits dans cette affaire.

Ils n’ont certainement pas eu le temps de le faire devant le juge d’instruction ayant prononcé le non-lieu, mais les lendemains de l’affaire Ppea 2 instaurent un flot d’accusations. Le premier à intervenir, c’est Barthélémy Kassa. Vouée aux gémonies dans cette affaire aux contours fétides, l’ancien ministre de l’eau, désigné comme l’un des premiers responsables, a profité, le temps de ce non-lieu, pour se faire bonne conscience. Il a d’ailleurs déclaré qu’il a été une « victime » dans cette affaire. «Je pense que le juge, dans son ordonnance, est clair : toutes les opérations de gestion financière qui ont été opérées, l’ont été dans les règles de l’art»., a-t-il déclaré.  Barthélémy Kassa trouve que ce grand bruit ainsi que la demande de levée de son immunité parlementaire n’étaient qu’un acharnement contre sa personne alors qu’il a dit avoir servi loyalement l’ancien Président Boni Yayi. Devoir de conscience, l’ancien Ministre et député pense qu’il est temps de le faire. Mieux, il est allé jusqu’à confondre son ancien ministre des  finances et désavouer son ancien mentor et Chef d’Etat, Yayi Boni. «Je ne comprends pas comment est-ce qu’un chef d’Etat ose se plier à des pressions du genre, qui sont désignées comme étant immixtion dans les affaires intérieures », a-t-il déclaré parlant de l’ancien président Boni Yayi’’. Mais de son côté, Komi Koutché, ‘’s’est pris d’une grippe’’. L’ancien argentier national, sur une chaine internationale, a tenté de rabattre le caquet à l’autre qui était pour lui, un allié très proche. « C’était trop facile de dire que c’est le ministre des finances qui a autorisé la modification des crédits. Non. Le ministre des Finances a accédé à une demande dûment justifiée sur la base des dispositions règlementaires qui étaient en cours au moment de la demande provenant du ministère sectoriel en question. (…) Les conditions qu’il fallait étaient remplies », a-t-il déclaré. Mais enfin, qui dit vraiment la vérité dans ce gros scandale jugé vide par le juge mais qui n’en finit plus de délier les langues.
 Des déclarations qui ouvrent des brèches
 Lorsqu’on essaie l’exercice difficile de peser les deux déclarations, on y trouve des lueurs de contradictions qui peuvent servir qui de droit. Au cours de sa déclaration, l’ancien ministre des finances, Komi Koutché, a fait une observation tout aussi d’intérêt. Il a déclaré que l’avis de non objection du bailleur, en l’occurrence de l’ambassade des Pays-Bas, n’avait pas été donné en amont. Ce bout de phrase de l’ancien ministre des finances mérite bien qu’on s’y attarde. Il a tenté par la suite de se tirer d’affaire, mais sans vraiment convaincre. « C’est au ministère sectoriel qu’il faut poser la question », a-t-il déclaré. Comment est-ce possible de l’admettre si l’on sait quand même qu’il était l’ordonnateur national et qu’il avait le devoir d’œuvrer à ce que tout se fasse dans les règles de l’art. La question reste posée. Barthélémy Kassa, de son côté, pointe du doigt le ministre des finances qu’il présente comme le responsable. «Je pense que le juge dans son ordonnance, a été clair. Toutes les opérations de gestion financière qui ont été opérées, l’ont été dans les règles de l’art. Etant donné que, effectivement des réallocations ont été faites, mais bel et bien autorisées par le ministre en charge des Finances », a-t-il déclaré. L’ancien argentier bat en brèche cet argument et se lave les mains. Besoin de creuser.
 AT