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kassa-barthemyLes députés de la minorité, par les tractations, s’opposent à ce qu’on cloue à la potence, aussi facilement, leur ami. En tout cas, pour lundi dernier, le vote du dossier relatif à la levée de l’immunité de Barthélémy Kassa n’a pas eu lieu. Aujourd’hui, jour décisif, quel sera l’attitude de la mouvance ?

La mouvance présidentielle à l’Assemblée nationale serait forcément en parfaite réflexion. C’est la première grande épreuve qu’elle traverse depuis son installation. Réussira-t-elle à faire du ‘’sans faute’’ pour sauver Kassa dans le dernier round du processus de levée d’immunité prévu pour ce jour ? Rien ne le confirme.Mais le détour trouvé par le député Noureïnou Atchadé et sept autres de ses collègues demandant le vote secret n’est pas sans intérêt. Le fourneau Ppea II bouillonne et il serait difficile pour quelque député, fut-il de la mouvance, de se manifester à main levée. Le geste serait, au regard de l’actualité, gênant, voir même compromettant. Ce serait une forme de les jeter facilement en pâture. Mais, aussi, ce qui complique la volonté des contribuables hollandais de voir le député livré pieds et mains liés, c’est le jeu politique. Si tous les députés de la minorité parlementaire arrivaient à se rendre à l’hémicycle ce jeudi, il est de toute évidence qu’ils voteront, à quelques exceptions près, contre ce qui empêchera, à coup sûr, l’obtention de la majorité nécessaire pour la levée de cette immunité. Mais, la conférence des présidents, tel qu’elle a démarré le lundi dernier, va démontrer sa volonté à adopter une posture contraire en demandant aux députés d’émettre un vote favorable. Elle n’aura pas vraiment le choix puisqu’elle est pratiquement à l’épreuve de la bonne foi. Mais, les mots seuls ne suffiront pas car, s’il faut admettre que la majorité parlementaire suit à la lettre, la consigne de la conférence des présidents, Kassa n’est pas encore livré puisque tout se jouera au niveau de ses proches fidèles à l’Assemblée. Le jeu politique risque ainsi d’obérer les envies de départ. Le peuple continuera certainement de rêver, un jour, de cette bonne foi de certains de ses mandants au sein de l’hémicycle. .

 Le gouvernement dans une stratégie subtile de déculpabilisation

 Alors même qu’on est en plein dans le débat du vote de la levée de l’immunité du député « fautif », le gouvernement apporte un autre élément qui semble le conforter. Dans le relevé du Conseil des ministres du 17 août, il est indiqué que les investigations de la gendarmerie (instruite par ses soins) ont permis d’identifier 56 puits achevés sur les 60 cités dans le projet. Le fait, à priori, semble démontrer qu’au fond, il n’y a vraiment pas péril en dépit des nombreux rapports qui accablent la gestion des mis en cause. En passant subtilement cette information, le gouvernement se résout dans une stratégie voilée pour sauver discrètement le député qui, au fond, n’est pas si tant aux abois au regard des stratégies politiques en présence. Même s’il semble se racheter en annonçant une contre expertise en cours, on comprend au regard des tournées ministérielles fortement médiatisées sur les puits PPea II réalisés, que le geste n’est vraiment pas isolé. Le jeu saute à l’œil.

 HA