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Barthélémy Agnan garde de mauvais souvenirs de l’affaire Titan

L’émission « Cartes sur table » de la radio Océan Fm a reçu dimanche 15 Avril 2018, Barthélémy Agnan. Ancien directeur général de l’Office des postes et télécommunications, et président du Parti du progrès et de la démocratie (Ppd), il s’est prononcé sur l’affaire Titan dans laquelle il a passé trois années en prison.

L’affaire Titan était au cœur de l’émission « Cartes sur table » du dimanche 15 avril 2018. L’invité, Barthélémy Agnan, ancien directeur général de l’Office des postes et télécommunications, est revenu de long en large sur ce scandale. Selon le président du Parti du progrès et de la démocratie (Ppd), l’affaire Titan, n’est que le nom d’une société américaine en partenariat avec l’Office des postes et télécommunication (Opt) d’alors. En effet, nommé en août 1994 directeur de l’Office par l’ancien président Nicéphore Soglo, il a pris en main une entreprise qui venait d’opérer un important changement. La Banque mondiale ayant suspendu ses aides, et les petits financements ne suffisant plus, il a eu l’idée d’opérer un transfert d’où est sorti le partenariat avec la société américaine Titan qui était prêt à investir 40 milliards de Francs Cfa. De ce partenariat, il était prévu 20 mille lignes pour cinq ans, mais le résultat était de 70 mille lignes pour 6 mois. Ce qui a bouleversé le financement apporté. Au lendemain du 1er mandat du président Mathieu Kérékou, il a été relevé de ses fonctions après 7 ans de gestion. Selon les premiers rapports de la police, l’éclatement de cette affaire a révélé de véritables distorsions dans les mécanismes mis en place pour mobiliser les ressources financières nécessaires à la réalisation de ce projet chiffré à des dizaines de milliards de Francs FCfa. C’est ainsi qu’il a été soupçonné à ce titre de manipulation des chiffres et de détournements de deniers publics. Malheureusement pour ses détracteurs, les faits qui lui sont reprochés n’ont pas été établis. Auditionné par la Bef, avec les sieurs Joachim Agbaholou, Jean Honvo, Basile Togonon, Philippe Agassounon, Abou Soumanou, Aboudou Aziz et un autre ancien directeur général de la société, Sanni Sabi Soumanou, ils ont été  déférés devant le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Ils ont été par la suite, placés sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du 2ème cabinet. C’est le début de leur séjour carcéral. Montré du doigt comme le principal cerveau, Barthélémy Agnan a réfuté les accusations soulevées contre lui. Il sera libéré sous caution plus tard après avoir comparu plusieurs fois devant le procureur. Par rapport à cette affaire, l’invité estime que son incarcération n’est rien d’autre que de l’acharnement contre sa personne.  La vrai raison selon lui est le fait que son parti n’ait pas soutenu le candidat Boni Yayi. « J’ai eu le malheur d’avoir créé un parti politique qui a soutenu Bruno Amoussou. C’est peut clairement un coup politique. J’exhorte les acteurs politiques à ne plus envoyer un innocent en prison. Cela créer  des dommages non seulement à l’intéressé, mais également à sa famille et à ses proches », a-t-il fait savoir.

 Léonce Adjévi