Spread the love

anjorin mLe procès relatif à l’affaire ‘’tricherie sur l’âge des cadets’’ a été ouvert hier mardi 23 octobre 2018 au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Les joueurs, membres du staff technique de la sélection nationale cadette et les dirigeants de la Fédération béninoise de football (Fbf), en détention préventive depuis quelques semaines, étaient donc présents à l’audience de flagrant délit conduite par le juge Rodolphe Azo. Après la constitution des avocats au profit des différentes parties, c’est l’ancien président de la Fbf, Anjorin Moucharafou, qui a été appelé à la barre. Soumis aux questions des avocats, notamment à celles de Me Brice Houssou de la partie civile, il a expliqué ce qui s’est réellement passé au Nigeria en marge du match amical contre un club local du pays. Anjorin a reconnu qu’à cette étape, sur les 25 joueurs présents, 18 avaient avoué avoir plus de 17 ans avant de confier avoir rendu compte à l’autorité de la situation. Il a laissé entendre que l’entraîneur est responsable des choix qu’il opère à la tête de son équipe. « Je n’interviens pas dans le choix des joueurs (…) », a-t-il insisté. Il s’est aussi dit surpris par l’éclatement de cette affaire. Mais il n’ira pas au bout de sa déposition d’autant que le juge Azo a dû suspendre les débats. Le procès reprend demain jeudi 25 octobre à partir de 9 heures. Hier, il n’y avait de représentant du ministère des Sports mais l’Etat était représenté par Me Bastien Salami.

Pour rappel, l’équipe nationale cadette du Bénin avait été disqualifiée début septembre du tournoi qualificatif Ufoa B/Can U17 Tanzanie 2019 pour tricherie. En effet, 10 des 18 joueurs béninois présents à Niamey (Niger) pour prendre part à la compétition ont triché sur leurs âges. Dans la foulée, les dix joueurs épinglés, les membres du staff technique et quelques dirigeants de la Fbf ont été interpellés puis mis sous mandat de dépôt.

 EAB