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Gilbert(1)L’affaire vente illicite de faux  médicaments n’a pas fini de défrayer la chronique. Le procureur de la république près le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou, Gilbert Togbonon était face à la presse cet après midi du vendredi 23 février 2018. Objectif, éclaircir l’opinion publique sur plusieurs aspects du sujet. De ce point de presse, on retient que les personnes mises en cause dans cette affaire ont mené l’activité en violation à la règlementation en vigueur dans le secteur au Bénin.

Pour Gilbert Togbonon, les irrégularités relevées ont rapport entre autres aux conditions de stockage des médicaments. Selon ses dires, les médicaments vendus par la société de l’honorable Atao Hinnouho et de son épouse Akinocho Karim Salimatou, sont stockés dans des endroits malsains et impropres à la consommation des produits pharmaceutiques. De plus les locaux n’ont reçu aucun avis technique des services compétents de la Direction des pharmacies, des médicaments et des explorations diagnostiques (Dpmed) pour servir de magasin de médicaments. « Ce sont ces médicaments qui sont servis à la population en violation de la loi 2007-21 du 16 octobre 2007 portant protection du consommateur en république du Bénin et celle de l’arrêté du 1er juillet 2014 portant adoption des guides de bonnes pratiques de distribution et d’importation au Bénin des produits pharmaceutiques » a-t-il  déclaré.

Les enquêtes révèlent également  que les grossistes répartiteurs se sont approvisionnés en produits pharmaceutiques de laboratoire auprès des nommés Atao Hinnouho et Akinocho Karim Salimatou qui ne sont ni des grossistes ni des pharmaciens. Ce faisant les grossistes actuellement sous mandat de dépôt ont violé la loi réglementant le secteur. Il s’agit précisément des dispositions de l’ordonnance 75-07 du 27 janvier 1975 portant régime des médicaments au Bénin, de l’ordonnance 73-68 du 27 septembre 1973 portant définition des conditions d’importation de produits pharmaceutiques et objet de pansement au Dahomey  et du décret 2450 du 11 septembre 2000 portant fixation des conditions d’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales et relatif à l’ouverture des sociétés de grossistes répartiteurs en République du Bénin. Rappelons que les personnes mises en cause disposent de la présomption d’innocence. Les dossiers relatifs au sujet seront évoqués à l’audience des flagrants délits le 6 mars 2018.

Léonce Adjévi