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Affrontement DjougouAprès Cobly tout récemment dans le département de l’Atacora, un violent affrontement est également survenu les mercredi 18 et jeudi 19 juillet 2018 entre éleveurs peulhs et populations de Onklou dans la Commune de Djougou, département de la Donga. Ce conflit sanglant et meurtrier né d’une situation de transhumance, a fait 4 morts calcinés, quelques  blessés graves et d’énormes dégâts.

 C’est  une situation confuse dans le village de Onklou,  qui a engendré ce conflit déplorable entre éleveurs peulhs et populations agricoles. A l’origine de ces échauffourées, selon les témoins des faits, l’envahissement et la destruction par les éleveurs peulhs des champs des agriculteurs de ce village. Toutes les tentatives des agriculteurs pour empêcher le désastre dans leurs champs ont été vaines. Les populations ont alors décidé d’en découdre avec ces éleveurs peulhs. Armées d’armes blanches, celles-ci ont envahi les campements peulhs. Ils ont saccagé et brûlé des cases. Au passage, deux personnes ont été calcinées et des blessés graves ont été enregistrés dans les deux camps. Les populations sont revenues à la charge le lendemain. Elles ont tué puis brûlé deux peulhs avec leurs motos dans le marché de Onklou. Informés, les peulhs ont répliqué avec tout un arsenal de guerre. La situation a été maîtrisée grâce à l’intervention rapide des éléments de la direction départementale de la Police républicaine avec le renfort de la compagnie              républicaine de sécurité en poste à Parakou et celle des militaires du 8ème Bataillon interarmées (Bia) de Djougou.

 Les autorités préfectorales et locales en sapeur-pompier

 Informés de cette malheureuse situation, le maire de la Commune de Djougou, Abischaï Abraham Akpalla et le préfet de la Donga, Eliassou Soulémane Biaou Aïnin, se sont rendus sur les lieux pour calmer les esprits. Selon l’autorité communale, nul n’a le droit de se faire justice et force doit rester à la loi. A en croire le maire, les populations doivent, à chaque fois qu’il y a problème, se confier aux forces de l’ordre pour que règnent la paix et la quiétude au sein de la localité. Par ailleurs, le préfet de la Donga a instruit les forces de l’ordre de se déployer dans tout le village et surtout dans les campements peulhs pour éviter d’éventuels cas d’attaques. Il a aussi appelé les populations au calme et à la cohabitation pacifique. Des dispositions sont en train d’être prises pour apporter assistance aux agriculteurs et éleveurs blessés et sinistrés », a fait savoir l’autorité.

Emmanuel Akakpo

(Coll)