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Edmond Amoussou, Sg du Rachi-Uémoa

Le samedi 27 2016 se tient à l’Infosec de Cotonou l’Assemblée générale du Réseau des associations des hémodialysés et insuffisants rénaux de l’espace Uemoa (Rachi-Uemoa). En prélude à ce grand rendez-vous qui la présence du ministre de la Santé et du représentant résident de l’Uemoa au Bénin, le secrétaire général de ce creuset, Edmond Amoussou, s’est confié à votre journal dans un entretien exclusif dans lequel il donne plus de précisions.

Le Matinal : Vous organisez, le 27 août prochain, une activité sous-régionale. De quoi s’agit-il ?

Edmond Amoussou : C’est l’Assemblée générale de tous les hémodialysés de l’espace Uemoa. A cet effet, nous aurons plusieurs délégations de ces 8 pays qui vont se réunir à l’Infosec de Cotonou pour réfléchir sur la situation des dialysés au niveau de l’espace Uemoa. Nous avons mis cette association en place depuis août 2012 et le mandat de ce bureau qui a travaillé durant les trois dernières années est terminé. Nous voulons renouveler les instances du réseau.

Dites-nous Monsieur Amoussou, comment se  dérouleront ces assises.

Les 25, 26 déjà, nous allons recevoir les délégations étrangères et le samedi 27, nous allons procéder au lancement officiel de la rencontre en présence du ministre de la Santé, du représentant résident de l’Uémoa au Bénin, du directeur du Cnhu et de plusieurs autres personnalités. Après la cérémonie officielle, nous aurons à suivre deux communications dont l’une sur la transplantation rénale en Tunisie, puisque nous sommes en train de tisser un partenariat avec la clinique Essoanie à Tunis pour pouvoir envoyer nos patients là-bas pour se faire transplanter. La deuxième communication portera sur l’insuffisance rénale. Elle sera présentée par l’un des médecins béninois les plus connus. A la suite de ces deux communications, place sera faite aux débats en plénière, puis nous allons procéder à la désignation des membres du nouveau bureau qui prendront les rênes de l’association pour les trois prochaines années. Le samedi soir, un point presse sera donné. Et le dimanche, il y aura quartier libre.

Quelles sont les avancées enregistrées dans la prise en charge des dialysés de l’espace Uemoa depuis la création du Rachi-Uémoa?

En 2012, dès l’installation du bureau sortant, nous avons parcouru tous les pays de l’espace Uemoa pour constater la situation des dialysés. Ne nous leurrons pas. Il y avait des problèmes et cela persiste toujours dans certains pays jusqu’à ce jour. Au Togo, par exemple, la dialyse n’est pas encore prise en charge à 100 %. Donc, c’est un défi que nous devons relever et c’est sur ces genres de questions que l’assemblée aura à statuer. Dans d’autres pays, malgré que la prise en charge soit déjà à 100 %, la qualité des soins laisse, par endroits, à désirer. Donc, il faut qu’on essaie de réfléchir ensemble pour trouver les voies et moyens pour harmoniser la prise en charge de la dialyse dans tous les pays de l’espace. Cela facilitera la libre circulation des personnes et biens tant prônée par l’Uemoa. Aussi, nous ambitionnons étendre nos actions à l’espace Cédéao pour que la dialyse soit bien prise en charge. Car, ce sont les mêmes pays et les mêmes chefs d’Etat africains qui conduisent la destinée de ces Africains. Nous voulons que la dialyse ne soit par un frein pour les citoyens.

Votre mot de fin

Je voudrais par votre canal rappeler à tous les hémodialysés et insuffisants rénaux que la rencontre aura lieu le 27 août prochain à l’Infosec, mais aussi porter à la connaissance du grand public qu’il est également attendu pour mieux appréhender les causes pouvant conduire un individu à la dialyse pour mieux se protéger. De même, je ne manque pas de saluer le président du réseau, Adamou Moumouni du Niger, pour tous les efforts consentis au cours de son mandat pour le bien-être de tous les hémodialysés de l’espace Uémoa.

Propos recueillis par Richard Hounga (Coll)