Spread the love
divinité
Cette divinité, bien qu’elle bloque le passage du caniveau ne sera pas dégagée

 La divinité communément appelée ‘’Akpotokoui Lègba’’, située dans l’emprise de la voie Bohicon-Akassato en construction, a subi la nuit dernière une agression de la part des individus non encore identifiés. A la faveur de la nuit, des personnes inconnues ont mis le feu au temple du fétiche.

Un sacrilège qui ne saurait être laissé impuni, fait observer sa Majesté Dah Houncassoudonon Ahinadjè. « Ceux qui ont commis cette profanation en auront pour leur compte », note le chef spirituel d’Agomè. Implantée à l’entrée de la ville de Bohicon depuis environ quatre siècles, selon les explications de sa Majesté, cette divinité est au service de l’humanité. Elle protège, console et rend heureux tous ceux qui sollicitent ses services. Il veille également sur l’ensemble de la ville de Bohicon et l’épargne des mauvais sorts. Bien que le fétiche soit brûlé, il n’a pas perdu son efficacité. C’est du moins ce que précise sa Majesté dah Ahinadjè, chef spirituel d’Ahouandjotomè. «L’incendie provoqué a atteint seulement le corps physique ‘’d’Akpotokoui lègba’’ et non   le cœur spirituel. Alors, elle garde encore toutes ses forces spirituelles et pourra continuer à jouer son rôle humanitaire et social». Mais, elle bloque les travaux de construction du conduit d’eau qu’effectuent les Chinois dans le cadre de la réhabilitation de la route Akassato-Bohicon. Pour faire avancer ces travaux d’intérêts publics, la divinité doit être déplacée. A ce sujet, Dah Ahinadjè crie un complot contre la religion endogène. A l’en croire, il n’est pas question de déplacer la divinité de son lieu sain car d’autres religions sont aussi dans le cas mais par arrangement, elles ont été laissées. « Pourquoi c’est le patrimoine culturel de chez nous qu’on cherche toujours à détruire? », s’indigne-t-il. Cette fois-ci, prévient Dah Ahinadjè, « nous n’allons pas rester les bras croisés. Car trop, c’est trop». Le dimanche dernier, les dignitaires de Vodoun se sont même réunis à Agomè pour décider de la conduite à tenir. Ils pensent saisir les institutions de la République à toutes fins utiles avant de lancer les hostilités.

 Zéphirin Toasségnitché (Br Zou-Collines)