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Gaston-Dossouhoui
Gaston Dossouhoui a présenté le bilan de son département

Le vendredi 06 avril 2018, le chef de l’Etat, Patrice Talon, va boucler sa deuxième année à la tête du Bénin. Le ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, était sur une émission spéciale de l’Ortb hier mardi 03 avril 2018 pour présenter l’état de santé actuel de l’Agriculture béninoise après 2 ans de gestion, mais aussi toutes les mesures prises par le gouvernement pour impulser les rendements agricoles. 

« L’agriculture béninoise est en pleine ascension » ! C’est en substance ce qu’il faut retenir du passage du ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui, sur l’Ortb. Selon l’autorité ministérielle, l’agriculture béninoise va beaucoup mieux. Depuis l’avènement du régime du Nouveau départ, donc depuis deux ans, « on ne parle plus d’agriculture, mais on pratique l’agriculture». Le secteur agricole béninois est en pleine transformation, car il représente l’une des filières prioritaires qui bénéficient de majeures réformes engagées depuis le 06 avril 2016. D’ailleurs, la manière dont les acteurs sont au travail dénote d’une santé meilleure du monde agricole. A l’en croire, le secteur agricole est vital pour le Bénin et les indicateurs de performance prouvent que l’Agriculture est en marche. Pour preuve, les productions des principales cultures est en nette progression, de même que le rendement à l’hectare. Ces performances relaissées ne sont pas le fruit d’un hasard. En effet, le 20 décembre 2017, plus de 700 millions de Fcfa ont été remboursés aux producteurs de l’or blanc. Ainsi, les acteurs et toutes les personnes impliquées dans la chaîne de production du coton jouissent de leurs prérogatives et ne doutent point de la crédibilité du gouvernement et de son chef. En outre, des mesures d’accompagnement et une politique de professionnalisation et de spécialisation de l’encadrement ont été instaurées  pour venir en aide aux producteurs et autres structures de l’appareil de production. Par ailleurs, la politique agricole en cours au Bénin depuis deux ans redonne confiance aux jeunes dont  plusieurs centaines sont outillés et encadrés pour l’auto entreprenariat. Le président de la République prend une bonne option en agissant sur tous les leviers du secteur agricole. Au regard des performances des différentes spéculations listées par le ministre de l’Agriculture, on est sans doute en phase de dire que la révolution verte est visiblement enclenchée et que l’agriculture béninoise a véritablement retrouvé ses lettres de noblesse. Cependant, elle n’est pas le seul secteur qui préoccupe les autorités. Les sous-secteurs pêche et élevage retiennent aussi l’attention du  gouvernement, et de nombreux efforts sont consentis pour leur essor.

 Mohamed Yasser Amoussa

(Stag) 

 La production animale améliorée

Depuis deux ans, les productions animales ont connu une augmentation avec une forte production de la viande, du lait et les œufs de table. A cela s’ajoute l’amélioration de la santé animale avec à la clé une campagne de vaccination gratuite. En effet, dans son souci d’améliorer la production animale, le gouvernement a créé un centre national d’insémination artificiel à la ferme d’Okpara. Ce centre est opérationnel et est équipé pour la production de semences animales de race améliorée (Azawak, Girolando). Il y a aussi la campagne d’insémination artificielle avec plus de 80% de taux de réussite. La peste porcine est désormais mieux gérée avec des équipements et une intervention rapide. La prévention est aussi assurée avec la formation des éleveurs aux mesures de biosécurité. L’autre dossier au niveau de la production animale qui préoccupe c’est la transhumance. Aujourd’hui, ce phénomène est circonscrit avec des mesures spécifiques qui ont été prises. On peut parler de la limitation de la transhumance à la latitude de Dassa-Zoumè, de l’instauration d’un livret de transhumant, du balisage de 700km de couloirs de transhumance avec enrichissement des parcours. A tout cela s’ajoute la construction d’infrastructures pastorales, c’est-à-dire 69 forages, 08 retenues d’eau, 09 magasins d’aliments de bétail, 07 marchés à bétails, 04 mini laiteries équipées dans les communes de Banikoara, Bassila, Bembèrèkè et Tchaourou. Les ressources humaines n’ont pas été occultées en deux ans. Il y a eu le recrutement de 15 cadres supérieurs d’élevage au dernier concours. Tout cela pour booster le secteur. En deux ans, beaucoup d’efforts ont été faits, et le gouvernement du Nouveau départ continuera dans cette dynamique les années à venir.

 Armel Nelson Avadémey

Le manioc se révèle

Parmi les produits vivriers qui ont retenu l’attention du gouvernement du Nouveau départ pendant les deux ans de gouvernance, il y a le manioc. Ce produit a atteint aujourd’hui une production nationale suffisante. En effet, avec le rachat du Grand moulin du Bénin par une nouvelle structure qui produit la farine de manioc qui sert à la fabrication du pain de consommation, cette production s’est accrue. En plus de cela, il y a des unités de transformation de 50 000 tonnes de manioc en biogaz, biocarburant, alcool, qui s’installent déjà à Bantè et à Tchaourou. Tout cela permettra à la production de manioc de s’accroître chaque année. La diversification des produits agricoles prônée par le président Patrice Talon est en marche et cela constituera un bond de plus pour l’économie béninoise.

 A N A

  Le riz passe à 250 000 tonnes 

Le secteur riz renaît de ses cendres sous le Nouveau départ. Agonisant du fait de l’inorganisation qui avait cours, ce secteur a reçu la touche du maître et prend un essor fulgurant. Tenez ! Avant l’avènement du régime, le riz béninois était à seulement 55000 tonnes. Aujourd’hui, avec la politique mise en œuvre par le gouvernement et l’engouement suscité au niveau de tous les acteurs, la production est passée à 250 000 tonnes. L’Etat a décidé de décupler cette production en contribuant à l’aménagement des périmètres avec la maîtrise de l’eau. Cette réforme initiée devra permettre de produire deux fois en une saison. La politique mise en œuvre a une visée incitative pour la promotion de l’emploi des jeunes. En fait, avec la réforme mise en œuvre par le régime dans le domaine de l’agriculture et du riz, 6000 jeunes seront impactés dans la vallée de l’Ouémé. L’objectif est de coupler la culture du riz avec le maraichage sur les périmètres aménagés. Avec cette politique, la vallée de l’Ouémé sera désenclavée avec construction des pistes pour écouler la production, les aménagements hydro-agricoles pour l’extension et l’intensification de la culture de riz avec les actions des projets comme Paia-Vo (1112 ha), Papvire-Abc (930 +930+500), Psaab et Psaia, Padmar, Uemoa (1000 ha). Il est également prévu la mise en place des semences améliorées adaptées au changement climatique en vue d’une bonne productivité.

AT

Noix de cajou : 300.000 tonnes visées

La production de la noix d’acajou est stable depuis 2016 et tourne autour de 120000 tonnes. Cette culture d’exportation est le troisième pilier de la croissance économique du Bénin après le port et le coton. Le gouvernement du  Nouveau départ à travers son Programme d’actions, travaille à accroître la production à 300.000 tonnes par saison. L’objectif est non seulement de produire, mais de transformer la noix de cajou afin de créer des emplois. Aujourd’hui, le Bénin est à 17% de transformation sur une projection de 50%. Pour y parvenir, le gouvernement œuvre pour la mise en place des unités satellites à l’échelle familiale, associative et villageoise. De plus, il est prévu l’identification de 557 arbres élites pour la production de greffons et la réhabilitation des vieilles plantations (élagage, surgreffage). Ces actions sont démarrées par endroits et vont s’étendre sur 100.000 hectares au cours des deux années à venir. Dans le but d’atteindre cet objectif de 300.000 tonnes par saison, le Chef de l’Etat entend procéder de façon progressive à l’installation de nouvelles plantations avec du matériel végétal amélioré sur 60 000 ha d’ici 2021. Cela, à travers le renforcement de capacités des pépiniéristes (équipement en motopompes et tuyauterie, forages), extension des parcs à bois, utilisation des plants greffés. Pour réussir cette performance, le gouvernement a mis sur pied un plan pour accroître le rendement, soit 2450 ha de nouvelles plantations induisant des rendements de l’ordre de 530 kg/ha (contre 350 auparavant) puis  250.000 plants greffés produits et 40 ha de parc à bois installés.

En plus, 15 unités dont 11 certifiées seront installées pour la valorisation des pommes cajou en jus (600 000 litres jus produit). Le gouvernement prévoit également l’installation de 75 magasins de stockage d’une capacité cumulée de 13 250 Tonnes. La filière cajou a de beaux jours devant elle.

Donald Kévin Gayet

(Stag)

Des chiffres record pour le coton

Le secteur du coton n’a jamais été aussi florissant. La réforme instaurée par le régime du Nouveau départ assure à l’or blanc un succès sans pareil. Le coton atteint un taux jamais réalisé par le passé. Le premier test réussi c’est la campagne 2015-2016. Alors même que la campagne cotonnière est à terre et que les producteurs étaient totalement aux abois, le régime de Talon a inversé la tendance en un rien de temps avec un résultat de 266 652 tonnes. Pour la campagne 2016-2017, alors même que les mauvaises langues prédisaient un échec cuisant de la campagne, les résultats confortables sont venus confondre ces oiseaux de mauvais augure. De 266 652 tonnes, la production est passée à 451 tonnes (soit le double). Quant à la campagne en cours, elle fait des émules. Les projections sont audacieuses : 550 000 tonnes avec 520 000 déjà réceptionnées à ce jour. Les résultats sont encourageants et témoignent de l’engagement du gouvernement actuel à booster sérieusement la production de l’or blanc. Egalement, le gouvernement envisage d’intensifier la production à travers des programmes concrets. Sur ce plan, la transition agro écologique des zones cotonnières est enclenchée avec le projet Tazco pour une gestion durable de la  fertilité des sols (plantes de couverture, labour minimum, gestion des résidus de récolte). Il y a également l’intensification du coton (produire plus sur un espace réduit) avec bientôt deux tonnes à l’hectare. Tout cela se fera avec le payement décadaire régulier aux producteurs. Cela les rassurera à coup sûr.

AT

 Les mesures prises pour le retour de l’espoir

Conscient de ce qu’il ne peut tout faire seul, le gouvernement, dans le cadre de sa vision pour la révolution verte, a associé certaines organisations à sa politique.  

Disposé à jouer efficacement son rôle, le gouvernement a mis l’accent sur la conjugaison des efforts dans sa stratégie de véritablement fouetter le secteur agricole. A cet effet, il a pensé au renforcement du Lcssa et son accréditation pour accompagner l’exportation des produits agricoles et agro-alimentaires à savoir l’éthéphon pour l’ananas. De même, le gouvernement du président Talon a pensé au renforcement des capacités des laboratoires de l’Inrab et au renforcement des sites de recherche-développement au niveau de tous les Pda. Une taxe sur l’exportation des noix brutes d’anacarde a été instaurée pour soutenir et encourager la transformation agricole. Pour retrouver l’espoir dans le secteur agricole, le gouvernement a mis en place un certain nombre de dispositif à savoir la mise à disposition de 2000 litres de produits insecticides et de 50 kits de pulvérisateurs pour lutter contre les chenilles légionnaires. Il a été également installé à cet effet, des brigades d’alerte et d’intervention rapide. Concernant l’ananas, le palmier à huile et les agrumes, le gouvernement a subventionné les engrais Kcl, K2SO4 à hau-teur de 50%. De même, il a été mis à disposition des producteurs et à coût réduit 480 kits de mécanisation (tracteurs, remorques, pulvériseurs, charrues). Entre autres mesures d’accompagnement du gouvernement, la réalisation des études de faisabilité des projets phares (Programme national de développement des filières anacarde, ananas, riz maraichage, œuf de table, maïs, manioc, pisciculture, irrigation, Bmvo, soja), le Recensement national de l’agriculture, l’élaboration du code pastoral, l’élaboration de la loi sur les interprofessions. Des crédits ont été également alloués aux éleveurs et des exonérations ont été accordées sur les intrants aquacoles. D’autres mesures à savoir l’installation de 24 magasins d’une capacité de stockage de 47 000 tonnes équipés en matériels de pesage et d’entreposage selon les normes de l’Uemoa, 75 magasins d’une capacité totale de 13250 tonnes (Pada) et 24 magasins équipés en aliments de bétails en système revolving le long des couloirs de transhumance (Pafilav) et 50 magasins de stockage d’une capaci-té totale de 5000 tonnes dans la Bmvo ont été également prises.

 O. I. A.