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Assévi Akouété estime être encore légalement le Directeur de l'Onip
Assévi Akouété estime être encore légalement le Directeur de l’Onip

Les locaux de la Maison des Médias ont servi de cadre à un point de presse qui a fini par prendre l’allure d’une conférence de presse, initiée par l’ancien Directeur Général de l’Office National d’Imprimerie et de Presse (ONIP). Il s’est agi pour Akuété Assévi de dénoncer la lenteur dont fait preuve le gouvernement dans la mise en exécution de la décision DCC-14-151 du 19 Août 2014, déclarant l’arrêté ministériel ayant servi à son limogeage de contraire à la constitution.
Les faits remontent au jeudi 06 février 2014 aux environs de 11 Heures 20 minutes. Le Directeur Général de l’ONIP encore en service à l’époque, a reçu un courrier du Ministre de la Communication des technologies nouvelles de l’Information et de la Communication (Mtic) de l’époque, Komi KOUTCHE, lui notifiant la fin de sa fonction de Directeur Général de l’Office national d’imprimerie et de presse (ONIP). Ledit courrier le fait remplacer par Reine Azifan, une intérimaire qui selon les dire de Akuété Assévi ne faisait même pas partie de l’équipe dirigeante. Suite à cela, le Ministre a entrepris des démarches en Direction de la Haac en vue du lancement rapide d’un nouvel appel à candidatures. Akuété Assévi a dû faire recours à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication pour demander la conduite à tenir.

N’ayant obtenu aucune réponse, ce dernier a dû passer service le 11 Février 2014, avant d’en appeler à l’arbitrage de la Cour Constitutionnelle, qui finalement a déclaré dans sa décision DCC 14-151 du 19 Août 2014, que l’arrêté N° 2014-016/MCTIC/DC/SGM/CTJ/DRH/DRC/SA du 5 Février 2014, est contraire à la constitution. De nouveau informée de la décision de la cour, la HAAC a au cours du rapport complémentaire en date du 15 Octobre 2014 relatif à son limogeage a décidé que le gouvernement devait se conformer à la décision DCC 14-151 du 19 Août 2014 de la Cour Constitutionnelle, et envoyer une correspondance à Assévi Akuété pour lui notifier que la HAAC a pris acte de ladite décision et a recommandé au gouvernement de s’y conformer ; ce que l’exécutif n’a pas fait jusqu’à ce jour. Assévi Akuété assimile cette mauvaise volonté du Gouvernement Béninois, à « une violation continue de la constitution béninoise ». Il en déduit qu’il reste légalement le Directeur général de L’Onip, et que c’est le gouvernement qui l’empêche d’entrer dans ses fonctions, qui en réalité devront prendre fin en 2016. « Mon combat est d’abord de faire progresser le droit dans le domaine, et aussi faire connaître une fois pour de bon, après le cas de feu Clément Houenontin, les prérogatives de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), à tous les Ministres en charge de la communication en ce qui concerne les nominations dans les organes de service public » a-t-il martelé pour finir, il s’en remet au Chef de l’Etat, le premier magistrat qui selon lui « mettra la lumière qui dissipera les ombres des hommes au cœur sombre » car estime –t-il, c’est lui le seul que l’histoire désignera dans ce dossier, comme responsable de la violation de la Constitution.

Aldo GASPARD BA