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came-minL’une des principales décisions du Conseil des ministres du mercredi 10 octobre 2018, est l’adoption d’une feuille de route pour favoriser l’amélioration de la disponibilité des produits de santé à la Centrale d’achat des médicaments essentiels (Came). Elle vise à assurer la disponibilité et la qualité des produits pharmaceutiques.

La Centrale d’achat des médicaments essentiels (Came) dispose désormais d’une feuille de route pour améliorer la disponibilité de ses produits de santé. La décision a été prise à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 10 octobre. Ce planning a été conçu pour garantir l’existence et la qualité des produits pharmaceutiques dans le contexte actuel. Il autorise la direction de la Came à recourir à des laboratoires pré-qualifiés de l’Organisation mondiale de la santé, disposant d’une certification dans les espaces de l’Union européenne, des Etats-Unis ou du Canada. Par ailleurs, les produits les plus urgents attendus desdits laboratoires seront livrés par fret aérien plutôt que par la voie maritime habituellement plus longue. En outre, pour favoriser la disponibilité des produits à des coûts de revient à la portée des populations, le gouvernement a décidé de subventionner les frais logistiques liés à la livraison par fret aérien.Dans ce cadre, l’agrément de la Came, exceptionnellement rétabli, sera maintenu pour l’année 2019. Il faut noter qu’ainsi autorisée, la feuille de route vise, au-delà de tout, à minimiser l’augmentation des coûts unitaires. Avec l’adoption de cette feuille de route, l’Exécutif vient de prouver qu’il priorise l’intérêt général de la population. Il cloue ainsi le bec aux détracteurs qui pensent que c’est le vide après l’assainissement du secteur des produits pharmaceutiques. Cette décision est, en effet, une belle réponse qui illustre le souci constant du président Patrice Talon et de son gouvernement d’avancer méthodiquement dans la régularisation du domaine des produits de santé au Bénin. Cette feuille de route est un outil qui vient à point nommé. Il prend en compte quatre facteurs. On note la réduction du coût, la réduction des délais de livraison, la disponibilité permanente des produits et surtout la qualité  des produits. Le choix des laboratoires en dit long. Egalement, en subventionnant les frais logistiques liés à la livraison par fret aérien, le gouvernement se pose en défenseur et protecteur du consommateur final. Il en est de même du souci de minimiser les coûts unitaires. C’est encore une partie des nombreux actes sociaux posés par le chef de l’Etat.

Mohamed Yasser Amoussa (Stag)