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DwebPortée sur les fonts baptismaux, il y a quelques années, l’Association Bénin Diasp’Active continue d’apporter sa contribution au développement du pays. Et dans ses ambitions d’œuvrer pour un mieux-être des populations, elle a initié trois (03) projets majeurs qui viennent de recevoir l’adhésion de l’ambassadeur et de la consule honoraire en France.

L’engagement de l’Association Bénin Diasp’Active d’assister les personnes vulnérables et les sans-voix est sans faille. Décidée à apporter sa pierre à la construction de l’édifice national, elle vient d’initier trois projets majeurs qui ont été présentés aux chefs de la diplomatie béninoise en France. Il s’agit notamment de la consule Inès Kérékou et de l’ambassadeur Auguste Alavo. Face aux deux autorités, Abdel Aziz Adjakpé et sa suite ont séduit par la pertinence de leurs projets. Le premier vise à doter les prisons de bibliothèques modernes. Cette initiative est guidée par la conviction selon laquelle la bibliothèque doit être le seul espace culturel permanent autour duquel peuvent s’organiser les autres activités culturelles et artistiques dans un établissement pénitentiaire. A en croire le président de l’Ong Bénin Diasp’Active, la bibliothèque de prison a pour objectif d’offrir à chaque personne détenue les mêmes services que ceux d’une bibliothèque de lecture publique, tout en les intégrant au mieux à la politique éducative et d’insertion des personnes placées sous-main de justice de l’établissement. La mise en œuvre du projet devra nécessiter l’implication d’acteurs internes et externes à l’établissement pénitentiaire. Il s’agit, primo, du détenu bibliothécaire qui doit être formé et accompagné par des professionnels de la lecture publique. Secundo, l’administration pénitentiaire sera sollicitée pour l’établissement d’une convention entre le service pénitentiaire et l’Association pour définir des actions couvant le personnel détaché qui prendra en charge, entre autres, la formation du détenu bibliothécaire. Outre ceux-là, les surveillants de détenus placés en isolement, les acteurs culturels nationaux ou locaux, les bénévoles et les Ong intervenant au profit de cette cible sont pris en compte par le projet. Le second projet s’intéresse à la prise en charge des personnes handicapées mentales au Bénin. L’objectif spécifique est de contribuer à rendre la dignité à ces patients, en l’occurrence ceux du Centre psychiatrique de Jacquot, afin qu’ils soient traités avec plus de solidarité pour leur réinsertion dans la société. Cela, par la mise à disposition de biens vestimentaires et de médicaments aux personnes affectées, le renforcement des capacités techniques d’intervention du Centre. De plus, l’Association Bénin Diasp’Active projette des actions de sensibilisation par la diffusion des messages de santé mentale pour renforcer les capacités des malades et de leurs parents dans le but de prévenir d’éventuelles rechutes.

Quid de la capitale ?

Un autre projet de l’Ong Diasp’Active est la mobilisation de fonds de la diaspora pour le développement de la ville de Porto-Novo. Quatre cibles prioritaires sont retenues. Il s’agit des jeunes avec un taux de chômage élevé, des femmes discriminées dans l’accès aux opportunités et menacées par la santé, du secteur privé dont diverses opportunités sont encore inexploitées, de la diaspora dont les expertises  et les compétences ne sont pas toujours organisées pour répondre au défi du développement. Selon Abdel Aziz Adjakpé, il est tant de redonner à la capitale du Bénin ses attributs. « Il n’y a que nous, enfants et amis de Porto-Novo qui pouvons la transformer afin de faire de ce rêve une réalité : Porto-Novo en 2024 est une capitale attrayante avec un développement socio-économique, culturel et touristique durable dans un environnement sain où règne l’union, la paix, la sécurité soutenue par une bonne gouvernance », souligne-t-il. En effet, aujourd’hui la cité des Aïnonvi ne présente pas un visage digne d’une capitale. Manque d’infrastructures sociocommunautaires, dégradation du patrimoine historique de la ville, dégradation des voies, dégradation du pont, existence de zones humides non valorisées, manque d’aires de jeu et de loisirs, tous les ingrédients sont réunis pour l’inscrire sur le registre des villes secondaires du pays. Avec le Fonds de la Diaspora, l’Ong Diasp’Active entend mobiliser des ressources en vue de financer les projets de développement de la ville, de participer au financement des projets portés par la municipalité, de financer les très petites entreprises, de mettre à disposition de la ville les compétences de la diaspora, etc.