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sbeeLe Conseil des ministres du mercredi 12 mai 2017 a autorisé la mise en place d’un dispositif performant de gestion déléguée en vue d’améliorer durablement les performances de la Sbee. C’est donc pour donner plus de précisons sur cette décision gouvernementale que le ministre d’Etat chargé du développement et le ministre de l’Energie ont animé une conférence de presse conjointe hier lundi 15 mai 2017.

La gestion de la Société béninoise d’énergie électrique sera désormais assurée par le secteur privé. C’est l’une des décisions majeures issues du Conseil des ministres du mercredi 12 mai 2017. « Le Conseil a autorisé la renonciation par l’Etat de ses créances nettes sur la Sbee et décidé de la mise en place, dans le cadre du deuxième programme du Mca-Bénin, d’un dispositif performant de gestion déléguée à la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), en vue d’améliorer durablement les performances de l’entreprise », indiquait le relevé du conclave gouvernemental. Au lendemain de cette prise de décision, le gouvernement du Nouveau départ a estimé qu’il faille expliquer davantage les contours de cette privatisation de la gestion de la Sbee. D’où la conférence de presse d’hier animée par le ministre d’État, chargé du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané et le ministre de l’Énergie, de l’eau et des mines, Jean-Claude Houssou. Dans ses propos liminaires, Abdoulaye Bio Tchané a présenté la situation générale du pays en matière énergétique. Selon lui, le plus gros obstacle à l’économie béninoise est l’indisponibilité de l’Energie, aussi bien pour les ménages que pour les entreprises. « C’est donc pour cela que dès le 06 avril 2016, la priorité des priorités a été de résoudre ce problème, notamment en mettant fin au délestage », a-t-il déclaré. Toutefois, l’Etat n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. De gros investissements (800 milliards) seront consentis. Entre autres, il s’agit de la modernisation de la filière thermique qui garantit un accès compétitif à l’électricité, le développement des énergies renouvelables en vue de réduire le coût de production et d’augmenter la part des énergies renouvelables dans le mixte énergétique et surtout la restructuration de l’opérateur national. Et à propos de ce dernier point, le ministre de l’Energie a justifié le bien-fondé de la décision de l’Exécutif de privatiser la Sbee. « On ne veut plus être un pays où on court après la demande. On veut être un pays qui se veut grand, qui donne de la visibilité sur ce que doivent être  les besoins en énergie de ce pays. C’est à ça que nous continuons de travailler », a-t-il précisé.

Un appel d’offres international pour recruter un cabinet conseil

Selon lui, un nouveau conseil d’administration capable d’exercer un pouvoir décisionnel sur toutes les grandes orientations et dont les membres disposent de compétences de haut niveau en matière administrative, financière, technique sera mis en place. Selon Jean-Claude Houssou, il ne s’agit pas d’une privatisation de l’entreprise, puisque l’Etat sera, avec cette réforme, toujours l’unique actionnaire et la responsabilité des investissements lui incombe. De même, ce sera avec le même personnel que la nouvelle instance dirigeante travaillera. En clair, il s’agit d’un contrat de prestation à durée déterminée qui sera signé avec un opérateur privé. Conformément au Conseil des ministres, le ministre d’État, chargé du Plan et du développement, le ministre de l’Économie et des finances et le ministre de l’Énergie, de l’eau et des mines sont conjointement instruits de lancer un appel d’offres international en vue du recrutement d’un cabinet conseil pour assister le Gouvernement dans la conduite du processus de mise en place de ce système de gestion déléguée à la Sbee.

Joël Samson Bossou