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imagesL’émission « l’Hebdo de Océan Fm, a reçu ce vendredi 20 juillet 2018, deux invités. Il s’agit de Joël Ataï Guèdèdgé, président de l’Ong Nouvelle Etique et Richard Dégbéko secrétaire général de l’Association Africaine des Professionnels du Management des Elections, Africa Election. Au cœur des échanges, le référendum pour avoir l’avis du peuple sur la révision de la constitution.

Pour  Joël Ataï Guèdèdgé, le peuple étant le constituant majeur, il est nécessaire qu’il soit mieux imprégné des enjeux. Ceci permettra de réinstaurer un climat de confiance. Cet acteur de la société civile s’appuie sur le contexte de 1990 pour étayer son argumentation. « Si on se réfère au processus qui a conduit à l’adoption de la constitution en vigueur,  le haut conseil de la république a travaillé avec une commission constitutionnelle. Laquelle avait plus ou moins un texte à partir d’août  qui a donné lieu à un débat intense et soutenu jusqu’au référendum intervenu le 02 décembre 1990 ». Africa Election n’a pas de position officielle sur le sujet, mais Richard Dégbéko, personnellement, estime qu’il ne devrait pas y avoir débat sur l’opportunité du référendum puisque la décision de l’organiser revient aux politiques. De plus « il n’y a pas de preuve qu’il y a une démarche qui enclenche » le processus a-t-il ajouté. Le référendum est-il techniquement possible dans le contexte actuel ? L’ONG Nouvelle Ethique appartenant à la plateforme des Organisations de la Société Civile s’est montré dubitative vu les conditions d’assurance et de confiance à réunir. Toutefois les deux invités ont fait remarquer que selon le protocole additionnel de la Cédéao sur la bonne gouvernance, jusqu’en septembre la loi référendaire peut être retouchée.

De l’Amendement de la Constitution

Concernant la promotion des femmes, il faut légiférer pour réduire l’écart entre l’homme et la femme, est convaincu Richard Dégbéko. Le point qui tient le plus à cœur à Africa Election, c’est l’alignement des mandats. Des élections groupées ne feront pas faire des économies au pays. Cela sera plutôt possible avec des élections générales (différentes élections le même jour). Cependant la présidentielle, élection uninominale devra être décalée de quelques jours ou semaines par rapport à la tenue des législatives et les communales et locales qui pourraient se dérouler simultanément puisqu’elles sont des scrutins de même nature (élections de liste). Joël Ataï Guèdégbé, lui, a insisté sur l’importance de la création de la cour des comptes dans la lutte contre la corruption. Sur le sujet, « depuis 90 à ce jour, aucun parti, aucun candidat n’a été sanctionné pour n’avoir pas déposé des comptes de campagne », a révélé le secrétaire général de Africa Election. La chambre des comptes rencontre des difficultés pour gérer cette situation ; d’où la nécessité de la création de la cour des comptes va renchérir le spécialiste des questions électorales.

Source : Océan Fm