Spread the love

Patrice A. TalonIl n’y aura pas de référendum dans le cadre d’un amendement de la Constitution du 11 décembre 1990. C’est l’information majeure à retenir  après  la célébration du 58ème anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. Une fois de plus, Patrice Talon a pris de court la classe politique, privilégiant des économies à une entreprise périlleuse.

Ce qu’on retiendra comme annonce  majeure, c’est la décision du chef de l’Etat de ne pas organiser le référendum pour permettre aux populations d’apprécier l’opportunité d’intégrer à la loi fondamentale des amendements proposés par sa majorité. Il s’agissait de la proposition des députés du Bloc de la majorité présidentielle (Bmp), qui voulaient supprimer la peine de mort, augmenter le nombre de femmes au Parlement,  coupler et aligner  les élections, et  créer la Cour des comptes. Après le rejet observé à l’Assemblée, Patrice Talon, avec la prise en compte de la proposition par 62 députés, avait la possibilité d’organiser le référendum. Dans son discours du 31 juillet, il a rejeté cette possibilité. Raison principale évoquée, le coût élevé d’une telle opération, et l’approche des élections législatives en 2019. « La loi me donne la faculté de parachever cette réforme », a-t-il soutenu. Avant de dire qu’il ne passera pas par la voie référendaire, peut-être histoire de ne pas « forcer les choses ». Plutôt donc  que de dépenser des milliards pour organiser une telle élection, le président de la République veut consacrer  cet argent « aux besoins vitaux des populations».  A l’en croire, le « jour viendra », où ses concitoyens percevront la pertinence des amendements constitutionnels proposés.

 Les besoins vitaux des Béninois

 « Le développement d’un pays requiert du temps. Mais le succès est à portée de main ». Cette phrase suffit, elle seule,  à résumer le discours de  Patrice Talon,  prononcé à la vielle du 1er août. Veste bleue, chemise blanche et les regards durs empreints de solennité et de dignité, le chef de l’Etat  s’est adonné à cet exercice obligatoire et contraignant de l’agenda politique. On savait que la célébration des festivités de l’indépendance, est parfois des « moments » de réjouissances. Mais, c’est souvent, aussi,  des « moments » politiques, car les populations ont l’opportunité,  à travers les discours politiques et les va-et-vient des politiciens, de comprendre certains choix qui sont  faits par ceux qui les gouvernent. Ce qui permet d