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Dodji-AmouzouviA la suite de la publication de la liste des établissements privés d’enseignement supérieur, une polémique est entretenue dans l’opinion par rapport aux universités qui n’y figurent pas. Le Directeur de l’enseignement privé supérieur, Dodji Amouzouvi, invité sur  l’émission « Ma part de vérité », dimanche 11 novembre 2018, a indiqué que le processus n’est pas bouclé.

Le Conseil des ministres du mardi 06 novembre 2018,  a entériné une liste des établissements privés d’enseignement supérieur qui ont une autorisation d’ouverture. Cette décision du gouvernement entre dans le cadre de l’assainissement du secteur pour un système éducatif de qualité. Mais depuis la publication de cette liste, une polémique  s’enfle dans le rang de ces certains promoteurs d’établissement. A cet effet, Dodji Amouzouvi, Directeur de l’enseignement privé supérieur, a indiqué que la liste n’est pas exhaustive. A l’entendre, c’est un faux procès que certains promoteurs sont en train de faire à l’endroit des autorités. « Nous n’avions fait que respecter les textes que de la République. Nous ne sommes pas rester dans un enclos pour sortir cette liste », a-t-il précisé. Selon lui, c’est le Conseil consultatif national de l’enseignement supérieur qui a travaillé d’arrache-pied sur la liste. Ce conseil   est composé d’au moins six ministères. Les promoteurs d’établissements privés y sont aussi représentés. Donc pour lui, ce n’est pas responsable de la part de certains des promoteurs qui pensent qu’ils ont été exclus du processus. « Si un promoteur n’a pas retrouvé le nom de son établissement sur cette liste, ce n’est pas la faute du ministère de l’enseignement supérieur. Soit l’établissement n’a pas fourni toutes les pièces demandées, soit il l’a fait tardivement », a-t-il martelé. A l’en croire, l’état des lieux était alarmant quand bien même des efforts se font : « Les établissements privés d’enseignement supérieur étaient des boites à gagner d’argent, des lieux où, vous pouvez rester chez vous et obtenir des diplômes ». Ce qui n’augure pas d’un avenir meilleur,  ni pour le système éducatif du Bénin, ni pour la formation des cadres. L’invité a précisé qu’aucun établissement sur la liste n’était en règle vis-à-vis des textes. Mais, aujourd’hui ces établissements ont un régime d’ouverture  renouvelable une fois leur permettant d’exercer et un agrément pour davantage de légitimité.

 Donald Kévin Gayet

(Stag)