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Beaucoup de réalisation à l’actif de Marie-Odile Attanasso

6 avril 2016-6avril 2017. Cela fait un an hier que vaille que vaille Marie-Odile Attanasso dirige de main de maître le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Dans ce récapitulatif, un zoom est fait sur les réformes engagées par la dame de fer pour dynamiser son sous-secteur de l’Enseignement supérieur.
I- L’Enseignement supérieur
– Restructuration de la carte universitaire
– Sélection des nouveaux bacheliers dans les Unb
– Réorganisation du système d’attribution des bourses en RB
– Création de l’Agence pour la qualité et l’évaluation (Aqe)
– Amélioration de la qualité des prestations des œuvres sociales dans les Unb
– Organisation des examens nationaux Licence et Master pour les Epes

II- La Recherche et l’innovation
– Création de la Cité internationale de l’innovation et du savoir (Ciss)
-Création de l’Agence béninoise de la recherche et de l’innovation (Abri)

III- Autres points

I-L’Enseignement supérieur
– Restructuration de la carte universitaire

Contexte
De 2012 à 2015, le Bénin est passé de deux (02) à sept (07) universités publiques avec vingt-quatre (24) centres universitaires dont deux crées à l’étape d’arrêté. L’option a été donc de créer plus de centres universitaires sur toute l’étendue du territoire pour faire face au problème d’effectif des étudiants. Cette politique ne permet pas de régler le problème mais d’en contenir les effets ; par contre, elle crée d’autres problèmes du fait de :
– l’insuffisance d’enseignants qualifiés pour ces nouveaux centres;
– l’insuffisance d’infrastructures d’accueil des étudiants et de matériels didactiques ;
– la baisse effrénée de la qualité de l’enseignement.
Cette politique empêche également le brassage interrégional et favorise la régionalisation du pays.
Actions menées
C’est donc pour corriger ces facteurs qui affaiblissent la qualité de l’enseignement supérieur au Bénin qu’il a été procédé suite un état des lieux, à la restructuration de la carte universitaire faisant ainsi passer le nombre d’universités de 7 à 4 savoir :
– Deux universités pluri-thématiques
Université d’Abomey-Calavi (Uac) ;
Université de Parakou (Up).
– Deux universités thématiques :
Université nationale d’agriculture (Una) ;
Université nationale des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques.
A travers cette réforme, le Mesrs vise quatre objectifs principaux. Il s’agit :
– de renforcer l’Unité nationale ;
– d’améliorer la qualité de l’enseignement ;
– d’optimiser l’utilisation des ressources humaines ;
– de rationaliser les ressources financières.
– Sélection des nouveaux bacheliers dans les Unb

Contexte
Le Bénin organise chaque année le baccalauréat (Bac) qui est un examen national. Cet examen offrait déjà les mêmes chances d’accès à l’université à tous les candidats s’ils sont déclarés admis. Les résultats de cet examen pouvaient servir de base pour pourvoir aux places disponibles dans les écoles et instituts. Cependant, juste après cet examen, il est aussi organisé par le passé des concours dont la finalité est de retenir les meilleurs sur la base des places disponibles dans les écoles et instituts professionnels des universités nationales du Bénin.

A l’analyse, il  a été constaté que l’organisation d’un tel concours au lendemain de l’examen du Bac est confrontée à plusieurs difficultés dont un surcroit de travail pour les candidats, les enseignants et les organisateurs. Aussi, entraine-t-il la non maitrise des dépenses d’une année à une autre du fait des multiples revendications  liées aux frais de surveillance et de correction d’une part et le retard dans le démarrage des cours dans les premières années d’autre part.
Action menée
C’est donc pour remédier à une telle situation que la décision a été prise pour procéder à la sélection des nouveaux bacheliers sur la phase des performances au Bac en remplacement du concours d’un critère d’excellence. Ainsi, à partir d’un logiciel approprié et sur l’exploitation des résultats du baccalauréat avec d’autres critères définis (Cf. Guide d’orientation des nouveaux bacheliers, édition 2016), la sélection des candidats en fonction du nombre de places accordées dans chaque filière s’est faite par une commission nationale.
La sélection a été faite en présence de tous les acteurs et dans la plus grande transparence.

L’objectif visé par cette réforme est :
– d’assurer l’équité  en matière d’accès à l’Enseignement supérieur ;
– de promouvoir le mérite dans l’attribution des bourses et d’autres places disponibles dans les premières années des écoles et instituts professionnels des universités nationales du Bénin.
Ce processus se veut perfectible et subira dès 2017 des modifications améliorantes.
– Réorganisation du système d’attribution des bourses au Bénin

Contexte
Le système actuel d’attribution des allocations universitaires (bourses et secours) est caduc et présente du fait de l’évolution graduelle de l’effectif des étudiants de grandes limites. En effet, il est caractérisé par un dispositif où tout se fait manuellement ; ce qui entraine un grand retard dans le paiement de ces allocations. De même, il est inapproprié au système Lmd adopté depuis 2010 au Bénin, le mode de délibération des résultats ayant aussi changé. Les étudiants inscrits dans les universités nationales du Bénin et remplissant les critères définis à cet effet bénéficient des allocations universitaires. Avant l’avènement du régime actuel, le paiement était effectué suivant un calendrier aléatoire. La bourse était payée à la fin de l’académique avec des retards de paiement allant de 1 à 2 ans.  Ce qui occulte le sens premier pour lequel les allocations sont mises en place. Face à ces faits, il parait nécessaire de revoir le dispositif actuel et de l’arrimer au nouveau mode de déroulement des cours dans les universités. De plus, il s’observe beaucoup de retard dans le paiement (assuré par une seule banque); source de soulèvements sur les campus. L’analyse de la situation étant faite, plusieurs initiatives sont prises pour corriger ce dysfonctionnement.

Actions menées
Pour corriger substantiellement les différents dysfonctionnements précédemment cités,  une réforme globale de réorganisation du système d’attribution des bourses au Bénin a été initiée. Elle vise comme objectifs à:
– mettre le système d’attribution des allocations universitaires en adéquation avec le système Lmd en application depuis 2010 au Bénin ;
– moderniser le système par l’informatisation et la mise en réseau de tout le dispositif ;
– ouvrir le paiement des allocations à d’autres banques ;
– assurer le paiement mensuel des allocations universitaires afin qu’elles soient véritablement utilisées par les bénéficiaires en temps réel améliorant ainsi leurs conditions d’études.

Par décision adoptée en Conseil des Ministres et suivant les différents actes/arrêtés ministériels, la mensualisation des allocutions universitaires est devenue effective au Bénin pour le bonheur des apprenants.
– Création de l’Agence pour la qualité et l’évaluation (Aqe)
Les évolutions récentes de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans le monde, en Afrique et en particulier au Bénin, montrent la volonté de l’Etat d’exercer un rôle de stratège plus que de pilotage direct. A côté des contrôles, tels que ceux des corps d’inspection, sont ainsi apparues la mesure de la performance et l’évaluation. Avec elles, et tout particulièrement avec l’évaluation, l’Etat dépasse la notion de contrôle et de respect des règles pour se diriger vers un dialogue responsable, mouvement qui vient conforter la relation contractuelle. La création de l’Aqe participe à cette démarche.

Les principaux objectifs visés à travers cette réforme sont :
– Mettre en place des procédures internes et systèmes d’évaluation pour permettre aux établissements publics et privés de l’Enseignement supérieur d’atteindre un niveau d’excellence académique ;
– Définir les normes et standards pour l’évaluation des enseignants ;
– Evaluer de manière périodique les filières de formations pour les mettre en adéquation avec les besoins de l’économie en main d’œuvre qualifiée et en compétence avérée ;
– apporter aux équipes enseignantes et de recherche des éléments de comparaison dans le but d’améliorer la qualité du service rendu ;
– proposer aux étudiants les informations nécessaires à leurs choix d’orientation ;
– répondre aux besoins d’information des entreprises sur la qualité des formations et des diplômes et sur les compétences des diplômés ;
– informer de façon fiable et transparente la société civile sur les activités des établissements d’enseignement supérieur et de recherche.
– Amélioration de la qualité des prestations des œuvres sociales dans les Unb
Le sous-secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a connu au cours des dix dernières années une explosion  en matière d’effectifs dans les universités nationales. Les effectifs sont passés de 43 884 en 2008 à 108 943  en 2014 soit une croissance de 148% sur la période. Cette situation n’est pas sans conséquence sur la qualité des prestations des services liés aux œuvres sociales. De même, il est à noter qu’une forte proportion des dépenses du Mesrs est affectée aux œuvres sociales (42% des dépenses courantes de fonctionnement du budget des dépenses du Mesrs). Malgré ces fortes dépenses qui y sont consacrées, le taux de couverture des bénéficiaires des œuvres sociales est faible (respectivement pour l’hébergement (5%), la restauration (7%) et le transport (3%).
Face à ce phénomène il est nécessaire de faire recours à d’autres formes de gestion afin de réorienter les ressources vers l’amélioration de la qualité de formation, d’où la raison d’être de la réforme engagée dans ce sens.
L’objectif principal visé est de faire un partenariat avec le secteur privé dans la gestion des œuvres universitaires que sont le transport, la restauration et l’hébergement.
Action menée
Le Ministère a, à ce niveau, introduit en Conseil des ministres pour adoption et acceptation du principe de la mise en concession à travers le Partenariat public privé (Ppp) est l’option  d’Etat dans son rôle de garant du bien-être de la population se chargera de l’évaluation et du suivi des activités.
– Organisation des examens nationaux Licence et Master pour les EPES
Contexte
L’état des lieux fait dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur privé ne laisse personne indifférente quant à la qualité de l’enseignement qui y est dispensé et aussi quant à la situation discriminante de la reconnaissance des diplômes délivrés par ces Epes.

Actions menées
Face à cette situation et en vue de se conformer aux exigences du système Lmd, une réforme majeure et historique a été entreprise.il s’agit de l’organisation, dès 2017, des examens nationaux niveau Licence et Master pour les étudiants fréquentant ces Etablissements privés d’enseignement supérieur.
Cette nouvelle disposition permettra de :
– Faire la promotion de l’excellence ;
– réduire substantiellement les inégalités et injustices observées dans l’accès aux concours de l’Etat,
– assurer l’équité de fait à tous les apprenants
– et enfin de légitimer davantage le travail remarquable que font les Epes.
Par ailleurs, pour y parvenir, le Mesrs a procédé  à :
– l’harmonisation des filières et des programmes d’enseignement de Licence ;
– à la publication annuelle de la liste des Etablissements privés d’enseignement supérieur (Epes) à jour vis-à-vis du Ministère (processus continu) ;
– et envisage à très court terme l’immatriculation en ligne de tous les étudiants des Epes.
– Création de la Cité internationale de l’innovation et du savoir (Ciss)
Contexte
La Ciis est un cluster d’écoles et d’universités, d’institutions d’enseignement technique et professionnel, ainsi que de centres de recherche et d’incubateurs. Grâce aux partenariats étroits développés avec les entreprises, la recherche appliquée et la commercialisation des innovations sont une partie intégrale de cet écosystème.

Cette cité axée sur le savoir et l’innovation comprend des écoles et universités, des institutions de formation technique et professionnelle, des centres et laboratoires de recherche, ainsi que des incubateurs et des startups innovantes.
La Ciis sera construite en plusieurs phases sur une superficie de 100 hectares dans une zone peri-urbaine à fort potentiel de croissance, à proximité des infrastructures majeures (routes nationales, aéroport, programmes immobiliers…). Un campus ainsi que des installations résidentielles, commerciales et récréatives sont développés aux meilleurs standards internationaux pour créer un environnement “Live-Work-Play”.
Cette cité va accueillir une communauté d’étudiants, de savants, de chercheurs, d’entrepreneurs, d’innovateurs et d’investisseurs venant du monde entier.
L’objectif principal visé à travers la création de la Cité Internationale de l’Innovation et du Savoir, est d’offrir un cadre stimulant pour répondre, à travers l’enseignement, la formation et l’entreprenariat, aux besoins de compétences des marchés africains.
Actions déjà engagées :
Pour réaliser cet important projet phare inscrit dans le Pag 2016-2021, le Mesrs a pu négocier et obtenu l’inscription, au titre du Pip 2017, d’un montant de 16 milliards F Cfa. Ce budget sera exclusivement consacré à la mise en œuvre des actions ci-après :
– Adoption de la loi portant régime spécial de la Ciis
– Recrutement de l’équipe de la Ciis
– Création des outils de marketing et communication
– Recrutement des partenaires et adhérents (Enseignement-recherche-incubation)
– Recherche de partenaires financiers et techniques – Levée de fonds dettes et fonds propres
– Sécurisation du site
– Plan directeur détaillé et aménagement urbain pour le site
– Plan de mise en œuvre pour le développement des infrastructures de la phase 1
– Préparation du site
– Construction des infrastructures hors site
– Construction des premiers bâtiments.
– Création de l’Agence béninoise de la recherche et de l’innovation (Abri)
Contexte
En dépit du cadre institutionnel et organisationnel existant et des multiples travaux de recherche menés par les chercheurs béninois, il est à remarquer que le secteur reste méconnu du grand public. De plus, les résultats de recherche censés répondre aux besoins de développement contribuent peu à la résolution des problèmes économiques et sociaux du pays. Les résultats de recherche sont encore peu diffusés ou valorisés et n’ont pas un impact significatif sur la vie des populations béninoises.
Action menée
Les réflexions sur la création de cette agence viennent à point nommé pour combler le vide. Elles portent sur la mission de conception, de coordination, et de suivi de la politique de l’Etat  en matière de recherche scientifique et de l’innovation. Elles proposent les orientations et la mobilisation des moyens nécessaires à leur réalisation en relation avec les établissements de recherche et d’enseignement  supérieur public et privé.
Un comité composé d’experts a été mis en place à cet effet.
A ce jour, les initiatives ci-dessous ont déjà été prises. Il s’agit de :
– l’élaboration du Projet de décret portant Attribution, Organisation et Fonctionnement du système national de la recherche scientifique ;
– l’élaboration du Projet de décret portant système national de recherche scientifique ;
– l’élaboration du document de politique nationale de la recherche scientifique ;
– l’élaboration du plan stratégique de développement de la recherche.
IV- Autres points
– la création de l’Institut national supérieur des classes préparatoires aux études d’ingénieurs (Inspei), une soixantaine d’étudiants boursiers avec régime d’internat a commencé l’année académique 2016-2017 ;
– la définition des critères de collaboration avec les  mouvements et organisations estudiantins ;
– La suppression progressive du Bts au profit du Diplôme Universitaire d’enseignement professionnel (Dup) métiers destinés à pourvoir le système de développement en ouvriers spécialisés qui manquent pour accompagner l’économie nationale ;
– La dématérialisation de la gestion des examens et concours ;
– La nouvelle procédure de recrutement des enseignants et des nouveaux doctorants regroupée en 8 étapes.
Sur les huit étapes prévues à cet effet, deux étapes ont été abordées. Il s’agit de :
• Expression des besoins par chaque Université ;
• Notification du crédit par le Mef.