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benin-reveleLe bilan des deux premières années de gouvernance du chef de l’Etat Patrice Talon était le thème de l’émission sociopolitique cartes sur table de la radio Océan Fm dimanche 8 avril 2018. Il était question d’un débat contradictoire entre Auguste Vidégla, professeur d’université et président du parti le Rassemblement des béninois pour une nouvelle vision et Irénée Agossa, président du parti le Nationaliste. Le premier est proche de la mouvance présidentielle alors que le second est un opposant au régime en place.

Le bilan du chef de l’Etat à mi-parcours a été diversement apprécié par chacun des deux invités de l’émission cartes sur table. Selon Auguste Vidégla, en avril 2016,le gouvernement du « Nouveau départ » a procédé à l’état des lieux du pays, un pays déstructuré qui avait besoin d’un diagnostic suivi d’un plan afin de poser les bases de développement d’où le Programme d’action du gouvernement. Dans son speech, Auguste Vidégla a soutenu que la locomotive est actuellement en marche de telle sorte que bientôt le Bénin pourra se faire compter parmi les pays avancés. Irénée Agossa, voulant défendre les acquis de la gestion de Boni Yayi, s’est beaucoup plus concentré sur le groupe de mot ‘’Pays déstructuré’’ employé par son vis-à-vis. Le président du parti le Nationaliste reconnaît qu’il y avait certes quelques difficultés, mais celane faisait pas pour autant du Bénin un pays déstructuré. « Nous n’avions pas un pays déstructuré en 2016. Politiquement, les institutions étaient en marche, la croissance économique était de 4,5%, les banques fonctionnaient, les salaires étaient régulièrement payés, et donc pourquoi parler de pays déstructuré », a-t-il rétorqué en donnant l’exemple du programme micros crédits aux plus pauvres qui a été repris par le gouvernement de Patrice Talon. Et à Auguste Vidégla de repréciser ses propos en mentionnant qu’il n’y avait pas eu de courage politique avec les différents chefs d’Etat qui se sont succédé depuis l’indépendance. Selon le professeur, les micro-crédits tels que orientés par le gouvernement défunt étaientun programme aléatoire, mal géré avec des fonds dilapidés par certains cadres béninois. Irénée Agossa, quant à lui, a fait savoir que rien n’a changé sous la gouvernance du chef de l’Etat, Patrice Talon. Il déplore d’ailleurs le manque de chiffre dans le message du 6 avril du président. L’opposant au régime note que le Bénin a des problèmes sur les plans politique, économique et social. « Il ne s’agit pas de faire de l’opposition stérile. Il est question de suivre la démarche du gouvernement et faire des remarques pertinentes en évitant d’être dans la phraséologie », a précisé Auguste Vidégla qui estime que le gouvernement a fait son plan d’actions en définissant le schéma directeur et la boussole de la route à suivre.Ensuite, il a été question de mobiliser les fonds et actuellement les projets ont démarré dans presque tous les secteurs. Les chiffres existent et seront publiés, a-t-il rassuré. Pour convaincre son interlocuteur, Auguste Vidégla a fait observer que dans le secteur de l’eau, entre 2016 et 2018, près de 900 milliards  de FCfa d’investissements ont été déjà consentis avec des financements extérieurs estimés à environ 60%. « Rien qu’en 2018, nous aurons des investissements à l’ordre de 600 milliards de francs Cfa toujours dans le domaine de l’eau », a-t-il dit. Parlant d’infrastructure, le professeur renseigne que1200 km de routes sont en cours de construction et qu’en 2018, les coûts des projets tournent autour de 1300 milliards de francs Cfa avec des financements qui sont bouclés à hauteur de 90% pour presque tous les projets. Au plan social, il a mis l’accent sur les microcrédits qui ont été revisités, les cantines scolaires et le projet Arch qui devra commencer par impacter les béninois. « Le peuple souffre aujourd’hui, mais sans souffrance, nous ne pourrons pas grandir parce que la base de toute chose, c’est la structuration.Le président veut créer un nouveau cadre qui va permettre à moyen et à long termes de garantir la prospérité du Bénin », a ajouté le professeur.

 Marcus Koudjènoumè

 Gilles Gohy encourage Talon

L’émission « Zone franche » de Canal 3 Bénin a reçu le dimanche 08 avril 2018, le socio-politologue Gilles Gohy. Occasion pour l’expert démographe de porter son regard sur les actions menées par  le gouvernement du président Patrice Talon pendant ses deux années de gestion. Gilles Gohy est satisfait des réformes engagées et encourage Talon à les poursuivre.

Faire le bilan des réformes au terme de deux années de gouvernance par le président de la République, Patrice Talon. C’est l’exercice auquel s’est adonné Gilles Gohy sur l’émission « Zone franche » de la chaine de télévision Canal 3 Bénin le dimanche 08 avril 2018. Pour le socio-politologue, en  24 mois, le chef de l’Etat a mis en œuvre 24 réformes. « C’est d’ailleurs la preuve que tous les projets qui ont été envisagés dans le Programme d’actions du gouvernement seront exécutés », a-t-il déclaré. A ses dires, le Locataire de La Marina et ses ministres sont à l’écoute du peuple. Ils sont bien conscients du mécontentement suscité par la mise en œuvre des réformes.  « Cependant, cela traduit les efforts que les populations devront fournir en ces périodes pour mieux vivre dans le futur », a-t-il indiqué avant d’ajouter que le chantre du Nouveau départ réussit progressivement son quinquennat. Selon l’invité de « Zone franche », le gouvernement du président Patrice Talon pose des actions sociales. En guise d’exemple, il s’est basé sur le dédommagement des employés des sociétés d’Etat liquidées. En revenant sur le rapport émis par le Fonds monétaire  international (Fmi) au sujet de la croissance économique de 5,6% effectuée par le Bénin, Gilles Gohy  a laissé entendre que c’est le fruit des réformes initiées non seulement pour l’assainissement des finances publiques mais aussi pour la réduction du train de vie de l’Etat par le président de la République. C’est le cas de la suppression des voyages officiels qui a permis d’économiser 7 milliards de FCfa. Quant à la politique agricole développée par le gouvernement, l’expert démographe a martelé que la diversification agricole qui est mise en place permettra d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. Par ailleurs, Gilles Gohy  a invité le président Patrice Talon à ne pas baisser les bras dans la lutte engagée contre la corruption. Mieux, il a invité les autorités compétentes à contraindre les faussaires à rembourser les fonds détournés. Il a pour finir, convié les populations à sortir massivement se faire enregistrer pour le Ravip et à payer à bonne date leurs impôts ; lesquels permettront de mobiliser les ressources pour développer le Bénin.

 Mohamed Yasser Amoussa

(Stag)