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soumanou djembaLa rentrée scolaire  pour le compte de l’année 2015-2016 a bel et bien eu lieu le lundi 05 octobre 2015. Contrairement établissements  privés qui ont effectivement repris,  les activités pédagogiques tardent encore à démarrer dans les cours publics. On procède au nettoyage des salles de classe et à l’inscription des nouveaux apprenants.

Mono-Couffo, rentrée timide dans le public

Contrairement aux privés qui ont démarré effectivement la rentrée, les établissements publics sont entre le doute et le boycott. Ils n’ont pas enregistré l’affluence des grands jours. A part certains enseignants et apprenants qui ont fait le déplacement pour les prises de contacts, la plupart des élèves doutent toujours de l’effectivité de cette rentrée des classes. Interrogés, ils ont fait remarquer que les raisons de leur réticence se fondent sur les menaces de boycott qu’agitent les syndicats de l’enseignement depuis quelques semaines dans ces deux départements. Cependant, pour les responsables d’établissements publics dont ceux du Collège d’enseignement général 1 de Lokossa, Blaise Montcho, et du Ceg Azonliwé d’Athiémé, Pascal Gandji, la réticence observée n’est nullement liée aux menaces de boycott des syndicats. Ils ont confié que le manque d’affluence observé est celui qui est constaté le plus souvent les premiers jours qui consacrent la rentrée scolaire. Ils gardent tout de même espoir qu’il y aura beaucoup d’affluence les prochains jours. « Aujourd’hui, il y a certains professeurs qui ont donné aux élèves leurs emplois du temps. Nous espérons que les autres entreront  dans la danse les prochains jours », a fait savoir le Directeur du Ceg Azonliwoué d’Athiémé, Pascal Gandji.

Claude Ahovè (Br Mono-Couffo)

 Reprise sur fond de boycott à Parakou

Très tôt hier à Parakou, les cloches ont sonné pour annoncer la reprise. Mais cette  reprise n’est  pas effective  dans le rang  des enseignants. Ils ont simplement boycotté la rentrée. Malgré leur absence,  les retrouvailles entre anciens et noueux apprenants étaient à la page. Mais, un contraste se dégage : les établissements privés ont commencé les cours dans la matinée du lundi alors qu’au niveau du public, c’est encore les vacances. Dans certaines écoles publiques telles que Sntn, Centre A-B-C et D, Tranza, Okédama, Bapkérou et Tourou, la journée a été consacrée aux inscriptions des nouveaux élèves. Dans les collèges, l’heure est également aux inscriptions. Face à la situation de boycott constatée en ce début de la rentrée, des parents d’élèves ont souhaité que le gouvernement et les partenaires sociaux se retrouvent très vite autour de la table de négociations afin que l’année scolaire soit apaisée. C’est le cas au niveau de certains directeurs et directrices qui se  désolent de l’absence des enseignants à leur lieu de travail en ce début d’année scolaire. Les enseignants ont indiqué qu’ils seront en Assemblée générale dès ce mardi 06 octobre pour la conduite  à tenir.

Clément Dognon

(Br Borgou-Alibori)

 Une rentrée sans grande affluence dans le Zou-Collines

Contrairement aux rumeurs qui circulent et font état d’un éventuel report de la date, la rentrée des classes a effectivement démarré le lundi 5 octobre 2015. Dans les écoles, établissements, collèges et lycée du Zou et des Collines, les enseignants ont répondu présents à leur poste. Ils ont profité de cette première journée pour faire le nettoyage et recevoir les nouveaux venus. A l’Ecole primaire publique de Djimè à Abomey, pendant que certains écoliers étaient venus sans leur tenue kaki, la grande majorité est restée à la maison. D’autres ne sont pas venus à cause des fournitures. Donc, très peu d’élèves ont repris le chemin des classes. Dans les collèges et lycées, la situation est criarde. Bon nombre d’élèves ont préféré prolonger leurs vacances. Ceux qui sont arrivés sont laissés à eux-mêmes parce que les directeurs d’établissement n’ont pas mis un dispositif permettant d’accueillir et d’orienter les lycéens et collégiens. Durant toute la journée, ils ont airé. Quant à leurs professeurs, ils viennent au compte-gouttes recevoir leurs emplois du temps au Censorat où s’informer de leur situation professionnelle de l’année auprès du directeur. Les parents,  de leur côté,  sont pour la plupart surpris par la date de la rentrée  parce qu’ils ont cru à un report. En témoigne l’attroupement constaté devant les stands de vente de  fournitures scolaires dans les marchés de Bohicon et de Houndjro. La descente effectuée par le Conseil communal d’Abomey a  permis au maire Blaise Ahanhanzo-Glèlè de constater un flottement au niveau de l’organisation de cette rentrée dans les écoles. Au-delà de ces dysfonctionnements, la rentrée a tout de même eu lieu sans incident majeur.

Zéphirin Toasségnitché

(Br Zou-Collines)

Ambiance apaisée à Porto-Novo

La reprise des cours s’est effectuée dans une ambiance apaisée, partout où la délégation du maire Zossou est passée. Ainsi, après trois mois de vacances, l’école béninoise s’est à nouveau éveillée. Accompagné, pour la circonstance du troisième adjoint au maire, du Directeur départemental de l’enseignement secondaire et de quelques conseillers municipaux, le maire de la cille de Porto-Novo, Emmanuel Zossou a mis le cap sur le Collège d’enseignement général d’application. Il a choisi l’heure de la cérémonie des couleurs pour s’adresser aux enseignants, aux apprenants et aux parents d’élèves présents à cette occasion. Le maire Emmanuel Zossou a souhaité une bonne rentrée aux apprenants et sensibilisé les enseignants pour une paisible rentrée 2015-2016. Tout comme lui, le directeur départemental de l’enseignement secondaire de l’Ouémé Plateau, Noel Adédjobi, s’est adressé à l’assistance. Après une séance d’échanges de quelques minutes avec les autorités en charge de ce collège, la délégation s’est rendue dans plusieurs autres écoles et collèges du troisième arrondissement, avant de se rendre dans le deuxième arrondissement. Là également, la délégation s’est rendu compte de l’effectivité du démarrage de la rentrée scolaire. Seulement, il faut noter que c’est une reprise effective des classes. Toutefois, il n’y avait pas d’activités pédagogiques au rendez-vous. A plusieurs endroits, cette première journée de la reprise a été entièrement consacrée à l’inscription de nouveaux élèves et au désherbage des cours d’écoles.

Thobias Gnansounou Rufino

(Br Ouémé-Plateau)

Atacora Donga : L’heure à l’inscription des nouveaux venus

Pour cette première journée de la rentrée des classes dans les départements de l’Atacora et de la Donga, les activités pédagogiques n’ont pas encore démarré. Le seul dispositif  visible mis en place est consacré  à l’inscription des nouveaux écoliers et élèves. Cette tâche, beaucoup plus administrative, était assurée par les chefs d’établissements ; lesquels étaient  assistés des autres membres de leur staff. Les parents d’élèves étaient beaucoup plus occupés à faire les dernières courses devant permettre à  leurs enfants de reprendre le chemin  de l’école. Pendant que certains parents s’affairaient pour les achats de fournitures scolaires au niveau  des différents stands installés pêle-mêle, d’autres étaient dans les écoles pour l’inscription de leurs enfants. Les enseignants regroupés par endroits   n’ont pas encore la tête à la craie. Place plutôt aux débats  sur leurs différentes revendications. Selon certaines indiscrétions, l’année scolaire risque d’être perturbée si le gouvernement n’honore pas ses engagements. Mais, pour d’autres, le souhait est de connaître une année scolaire apaisée. Au collège d’enseignement général 2 de Natitingou, le Directeur Lambert Bébo, a mis  les  petits plats dans les grands pour que la reprise des cours soit  effective  dans son établissement.  Les enseignants permanents et contractuels de l’Etat ont reçu leurs emplois de temps et  seuls les élèves sont attendus pour le démarrage effectif des cours dans la semaine.  Mais ses inquiétudes restent et demeurent le manque d’enseignants qualifiés et l’insuffisance des modules de classes.  Les enseignants vacataires non formés ne le rassurent pas pour combler les attentes. Le constat est le même dans la quasi-totalité des écoles primaires et secondaires publiques  de la région. Ce qui fait dire à l’enseignant syndicaliste de la Cstb, M. Pierre Hédihon, en service à  l’école primaire publique de Boriyouré, groupe B à Natitingou, que l’Etat doit prendre ses responsabilités. Selon lui, les enseignants se mobilisent pour déclencher bientôt des luttes pour la satisfaction de leurs revendications. Il a cité, entre autres, le paiement des 25% aux enseignants, la situation des enseignants sans salaire depuis des mois, le reversement de certains groupes d’enseignants et surtout le statut particulier des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire.

Hervé M. Yotto

(Br Atacora-Donga)