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suru léré rentréeLes élèves et les enseignants ont repris le chemin des classes ce lundi 17 septembre 2018, date retenue par le gouvernement. Contrairement aux établissements privés qui ont effectivement repris avec les premiers cours, les activités pédagogiques tardent encore à démarrer dans les cours publics. Dans ces établissements, l’heure est plutôt aux inscriptions. C’est le cas du collège d’enseignement général de Suru-léré. A notre arrivée,  la cour du Collège grouillait de monde. Des va et vient dans la cour, les élèves retrouvent le chemin des classes après trois mois de repos. Tous en tenue Kaki, ils consultent leur emploi du temps.  Dans une longue file d’attente, balais et cartables en mains, les élèves de la 6ème et leurs parents attendent d’être reçus avant la fin de la journée. Shakira, élève en classe de 6ème attend son tour dans le rang depuis 7 heures.  « On nous a juste dit d’attendre dans les rangs. Je ne sais pas pourquoi c’est si lent » a-t-elle déclaré. Les parents rencontrés se plaignent de la mauvaise organisation de la rentrée au niveau de l’administration de l’école. « Moi, je n’apprécie pas du tout ce qui se passe ici. Les élèves se promènent dans la cour sous le soleil. Il n’y a pas un lieu fixe pour faire l’enregistrement et l’achat des t-shirts » a déploré un parent d’élève. Plus loin, nous avons rencontré M. Goussanou, un parent d’élève qui aidait les enseignants pour les inscriptions. Selon ses dires, les disfonctionnements observés dans le démarrage des activités pédagogiques s’expliquent par le fait que l’administration a connu un changement. Les nouveaux encadreurs ne maitrisent pas encore comment les choses fonctionnent. « C’est aujourd’hui qu’ils ont pris fonction. Tout se passe donc sur pression. Sur une première liste d’environ 130 personnes, seulement 30 ont été enregistrées. Pour pallier à ce problème, ils ont dû renforcer l’équipe et répartir les tâches » a-t-il laissé entendre. Selon Karim Seidou, Censeur général du Collège Suru-léré, « c’est le seul problème auquel ils sont confrontés. En réalité les élèves qui doivent s’inscrire sont très nombreux ». Au Ceg Sègbèya et Akpakpa Centre, d’autres établissements publics que nous avons également sillonnés, le constat est le même. Bien que les professeurs reçoivent déjà les emplois du temps, l’heure est plutôt aux inscriptions.

Gloria Houngbé et Merveille Sagbohan (Stag)