Spread the love

emmanuel-zounonLes éducateurs et éducatrices des enseignements maternel et primaire ainsi que les agents contractuels de l’Etat recrutés en 2014, ont projeté organiser un sit-in pour ce jour jeudi 27 août 2015. Mais la rencontre tenue hier entre les responsables de l’Unstb, les syndicats affiliés et le Premier ministre a permis d’entamer de fructueux échanges. Un moratoire de 3 semaines est accordé au gouvernement.

C’est suite à leur motion de sit-in en date du 18 août 2015 que le Premier ministre Lionel Zinsou a été saisi par l’entremise de leur autorité de tutelle. Les discussions ont vite évolué et les principaux acteurs ont été conviés aux séances de négociation prévues les 24 et 26 août 2015. La moisson de ces échanges conduits par l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb) à la Primature n’est pas négligeable. A l’issue des travaux, les partenaires sociaux ont convenu de lever la motion. Les concessions au terme des discussions ont été déclinées en plusieurs points. Il s’agit de la reprise des travaux de reversement à partir du lundi 31 août 2015, la mobilisation de ressources pour accélérer les travaux de reversement dans le cadre d’une commission spéciale délocalisée, la reconnaissance du Bepc aux éducateurs et titulaires de ce diplôme au moment du reversement en 2009, la reconnaissance du Ceap aux éducateurs et éducatrices l’ayant obtenu. Au-delà de ces points, les travailleurs ont aussi reçu un avis favorable de la prise en compte des Ace 2014 pour les primes de rentrée 2015-2016 .Quant à « la relecture du décret n° 373 du 24 juin 2015, les discussions se poursuivent », ont fait savoir les représentants à la fin des séances de négociation. La date butoir pour l’évaluation du niveau d’exécution des tâches sera effectuée le vendredi 4 septembre 2015. Au regard de ces avancées notées, l’Unstb par la voie de son secrétaire général, Emmanuel Zounon a décidé de suspendre le mot d’ordre du sit-in du 27 août pour une période de 3 semaines. Ceci permettra, à l’en croire, de donner une chance aux négociations et tester la bonne foi du premier ministre chargé du dialogue social.

HA