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SyndicatsLes mouvements de débrayage lancés par les centrales et confédérations syndicales ont été simplement boycottés par certains syndiqués. Des agents de l’administration publique étaient à leurs postes. Cela montre déjà qu’une partie des fonctionnaires ne sont en réalité pas d’accord avec cette grève aux contours politiques.

Une ronde dans l’administration publique le mardi 16 janvier 2018, montre que la grève lancée par les centrales et confédérations syndicales n’a pas été entièrement suivie. C’est le cas, au Centre national hospitalier universitaire de Cotonou (Cnhu), où tous les agents recrutés sont à leurs postes. Selon Gistel Dénankpo, Chef de service à la clinique universitaire de gynécologie obstétrique, tous ceux qui ont été recrutés par l’hôpital sont présents. Au niveau des tours administratives, le mouvement n’est non plus suivi. L’ambiance qui règne à l’entrée du ministère de l’enseignement secondaire ce matin témoigne que les agents sont au poste. Du premier au 4ème étage, tous les agents étaient présents au poste. Ils ont suivi le mot d’ordre du collectif des syndicats qui s’est désolidarisé du mouvement de grève. C’est le même constat qui a été observé au Ministère de la fonction publique. Par contre, au Ministère des affaires étrangères, il  y avait un calme inhabituel dans tous les services qui n’ont pas tourné. Comme constat général, la grève n’a pas été totalement suivie. Cela montre clairement qu’un rapport de force est né entre  les Centrales et Confédérations syndicales et le Collectif des secrétaires généraux des ministères. Ce n’est encore que le premier jour du débrayage. On attend les autres jours pour un bilan global.

 Donald Kévin Gayet

(Stag)