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photo-uhcvmLe gouvernement du Bénin, à l’instar de ceux des 7 autres pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), veut apprécier le niveau de pauvreté. Dans ce cadre, l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) a commandité, avec l’appui de la Banque mondiale, l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (Ehcvm). Face à la presse hier mercredi 10 octobre 2018, le Directeur général, Laurent Hounsa, a présenté l’intérêt de l’Ehcvm qui sera lancée officiellement vendredi prochain, la fiabilité des données à collecter et les dispositions prises pour la réussite de l’opération.
Mieux appréhender la pauvreté au Bénin et faciliter l’identification des meilleures stratégies de lutte pour circonscrire le phénomène. Tel est l’objectif poursuivi par le gouvernement en démarrant le 5 octobre 2018, la 1ère vague de l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (Ehcvm). Déjà dans sa phase opérationnelle, ladite enquête financée par la Banque mondiale sera lancée officiellement demain à Cotonou, selon le Directeur général de l’Insae, Laurent Hounsa. La particularité de cette enquête, contrairement aux autres jusque-là réalisées sur les conditions de vie des Béninois, réside dans le fait qu’elle se déroule simultanément et suivant les mêmes méthodologies dans les 8 pays de l’Uémoa. Autrement, les indicateurs à calculer au Bénin, au Togo, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée Bissau, au Mali, au Niger et au Sénégal porteront sur les mêmes problématiques, et permettront de faire des comparaisons d’un pays à un autre. De façon précise, il s’agira pour l’Insae, bras exécutant, de collecter à travers un questionnaire, des informations qui permettront d’appréhender les caractéristiques des ménages, l’accès, l’utilisation et le degré de satisfaction en matière de services sociaux. Egalement, l’Ehcvm aboutira, au terme des deux vagues, à l’élaboration du profil de pauvreté suivant une méthodologie modernisée et harmonisée entre les pays membres de l’espace communautaire, à l’identification des groupes de populations vulnérables et à la mise en évidence des indicateurs sur les problèmes de santé, d’éducation, d’emploi, d’eau et assainissement, d’hygiène, et de sécurité alimentaire. Lors de cette rencontre avec les professionnels des médias, le Directeur général a levé un coin de voile sur l’utilité de l’Ehcvm. « Les indicateurs seront utiles pour le gouvernement, les partenaires au développement, les Ongs et les chercheurs », a-t-il confié. Et d’ajouter que les informations contribueront à renseigner les indicateurs dont le Bénin est tributaire, notamment les Odds, le Pc2d et le Plan national de développement. Quant à la fiabilité des données, point de doute à avoir. « Ce que nous publions, c’est nous qui détenons la méthodologie universellement reconnue », a rassuré le successeur de Alexandre Biaou. Il a écarté toute possibilité de manipulation. La collecte se fait sur la base des tablettes qui centralisent les données au fur et à mesure à la base à Cotonou. Quant aux agents enquêteurs, ils sont suivis grâce au dispositif de géolocalisation installé sur les tablettes. Pour la réussite de l’opération, les élus locaux et les radios locales ont été mises à contribution.