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Dsk soucieux du développement de son pays

Depuis le 1er août 1960, le Bénin est à la traine. Ce qui amène Samson d’Almeida a appelé les dirigeants et le peuple béninois à une mobilisation générale afin de faire face aux défis actuels. Ci-dessous sa réflexion dans il a rendu hommage aux dirigeants.

« 57 ans de Décolonisation. Où en sommes-nous? Mes Frères et sœurs Bé-ninois ! Nous voici en plein dans le 57ème anniversaire de l’assertion de notre pays à la souveraineté nationale et internationale. C’est une grâce d’être l’un des premiers pays africains à avoir la chance de goûter à la liberté, que dis- je, à la décolonisation. Je voudrais rendre hommage à Hounkanrin, Tavalou Houénou Quenum, les précurseurs de cette aube nouvelle. Reconnaissons les mérites de nos premiers dirigeants : Maga, Apithy, Ahomadégbé, Zinsou, le général Soglo et autres Alley, Kouandété, Taïrou de regretté mémoire. Saluons avec ferveur, nos présidents  » contemporains » : Kérékou, N. Soglo et Yayi, qui ont poursuivi l’œuvre des anciens à leur manière. Reconnaissons les réelles motivations de l’actuel président Patrice Talon, qui ayant fait le constat de l’échec, a montré sa ferme volonté d’orienter le peuple vers un cap plus prometteur et radieux. À tous ceux-là nos prières et pensées en action. Chers tous, à 57 ans, un homme devrait être admis à la retraite sous les tropiques. Cela veut dire dans le cas d’espèce qu’il aurait amorcé le progrès de son peuple après tant d’années de labeur et de sacrifices afin d’en jouir. Malheureusement, après 57 ans, nous sommes toujours à la traîne. À l’usure du temps, nous lui opposons l’Espoir. L’animosité et la jalousie deviennent notre quotidien. Nous ne nous aimons pas ! Notre développement en prend un coup. L’individualiste est malheureusement le moteur de notre progrès en contradiction constante à la marche collective et évolutive en association. Pour corroborer cette ineptie,  » chacun s’assoit et Dieu le pousse  » est la formule incantatoire qui nous dope le moral à tous les niveaux. Du bas peuple aux élites, la confusion est apparente. Chacun à l’heure de la détresse se renvoie la responsabilité.
 Reconnaître son erreur
 Personne ne veut reconnaître son erreur. Personne ! L’accusation est mutuelle. Le bas peuple accuse les élites et les tient responsables de sa misère ambiante et de son infortune sans savoir qu’il était le complice actif. Les élites se calfeutrent dans leur tour d’Ivoire, mettent à l’index et accusent les populations. Le pays est ainsi livré à son piteux sort. Or, dans tout pays digne, la lourde responsabilité du Progrès incombe inévitablement à ses enfants instruits qui impactent sur le reste et le traîne vers le développement. C’est pourquoi, dans l’histoire du monde et celle de nos peuples, c’est toujours une poignée de personnes qui amorcent la révolution et dressent le chemin du développement. Nos peuples ne doivent plus être dirigés comme c’est le cas. Certains pays africains l’ont déjà compris. Oui, la démocratie à l’occidentale est nuisible pour nos pays. Ces pays qu’on essaie d’imiter ont fait leur révolution afin de mettre « politiciens » et populations sur le droit chemin. Depuis un certain temps, des voix s’élèvent pour appeler à une prise de conscience collective. D’autres appellent à un changement de mentalité pour tous. Mais en faisant une analyse lucide de la question, il ressort que notre Pays cherche à transiter en vain vers le collectif source de progrès à l’instar du Burkina-Faso, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et autres Ghana et Rwanda. Malheureusement, le blocage ne se situe pas dans les mentalités. Oui, l’instant est venu de le révéler à tous. Le mal du Pays est dans ses couleurs et dans ses fondamentaux: le Drapeau, l’Aube nouvelle et notre Armoirie qui ont été élaborés et établis dans la plus grande précipita-tion, puisque notre pays n’était donc pas prêt pour l’indépendance à l’instar des autres pays africains. C’est dans cette grande précipitation que les mau-vais mots, les mauvaises phrases et les mauvais symboles ont été glissés dans l’ignorance générale avec la mauvaise foi du colon et de ses valets béninois. Or, les grands Esprits savent les richesses que portent les mots,les couleurs et symboles… La fameuse phrase du général de Gaulle je cite : « Prenez l’indépendance et toutes ses conséquences  » devrait nous réveiller. Tant que les réflexions n’iront pas de ce côté, nous reculerons en même temps que les autres qui ont compris, évolueront… Sinon comment comprendre que dans notre pays, les populations vouent un culte ostentatoire aux voleurs de denier public. Celui qui détourne l’argent public trouve grâce devant des populations affamées. Celles-ci sont debout et prêtes à servir de bouclier pour le soutenir. Le comble vient de la classe politique. Des politiciens en mal de popularité profitent pour se faire voir dans l’espérance d’une rétribution politique éphémère. Mais en attendant, que nous retournions vers nos fondamentaux, nous gardons espoir et faisons confiance à la Nature. Notre Mère. Sa sentence est implacable. Elle ne connaît ni pauvre ni riche. Elle frappe jusqu’à la dernière génération. Seul le baromètre de l’honnêteté peut nous sauver. Ceux qui volent et pensent qu’en se transformant en victime auront le soutien du peuple, ont tort.»
 
D’Almeida Samson Kofficius