Spread the love

sceau de la justiceL’affaire « 14 pointes d’ivoires à Natitingou arrêtées le 11 août 2017 » en appel a été tranchée par la Cour de Parakou le mardi 13 février 2018. Les 2 trafiquants et pensionnaires de la prison civile de Natitingou depuis le 18 août 2017 ont été condamnés le mardi 13 février 2018 à  6 mois d’emprisonnement ferme, et solidairement à un 1 000 000 de FCfa d’amende. Cette sanction leur a été infligée parce qu’ils ont été pris en fragrant délit de commercialisation et d’abattage d’une dizaine d’éléphants, une espèce intégralement protégées par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Le délibéré de cette affaire a valu aux deux trafiquants 48 mois et 40 mois d’emprisonnement ferme. Les deux inculpés ont été en plus solidairement condamnés à une amende de 400.000 FCfa et au paiement à l’Etat béninois de la somme de 3.000.000 de FCfa à titre de dommages et intérêts. Celui qui a écopé de 48 mois de prison est un récidiviste. Le bon sens voudrait qu’il subisse les rigueurs de la loi pour la sauvegarde des espèces menacées d’extinction car  l’alinéa 2 de l’article 158 de la loi citée plus haut précise que « les peines d’amende et d’emprisonnement normalement encourues sont portées au double lorsque l’infraction est commise dans une aire protégée ou aux dépens d’un animal intégralement protégé ». Mais le hic dans le cas d’espèce est que si le récidiviste recouvre sa liberté, il n’est pas exclu qu’il reprenne avec ses vieilles habitudes. En matière de lutte contre la criminalité faunique, la sensibilisation répressive doit être de mise pour dissuader les auteurs des crimes fauniques. Pendant que le gouvernement brave monts et vallées pour mobiliser les ressources afin de protéger les animaux sauvages, il urge que tous les acteurs jouent leur partition pour que la lutte contre la criminalité faunique n’ait pas de plomb dans l’aile.

 SA