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animauxAprès une trêve réclamée et obtenue par les Imams pour permettre aux fidèles musulmans de commémorer la Tabaski en apothéose, la Commune de Parakou renoue avec l’abatage systématique des animaux domestiques en divagation dans la ville. L’annonce a été faite par le maire, Charles Toko, à la place Idi de Baka le 21 août 2018, à l’occasion de la prière qui annonce l’Aid el Kébir.

« Sur demande des Imams de Parakou, on a observé une trêve pour permettre aux gens de fêter tranquillement la Tabaski. A partir de vendredi, l’abattage des animaux domestiques en divagation dans la ville de Parakou va reprendre. Nous allons tuer systématiquement tout animal en divagation. Tout animal rencontré dans la ville de Parakou sera sans sommation abattu », a annoncé le locataire de l’hôtel de ville de Parakou. L’opération d’abattage des animaux en divagation à Parakou reprend donc de plus belle. A l’entendre, si la mairie a décidé d’abattre systématiquement les animaux en divagation dans la ville, c’est parce que d’aucuns pensent que certains responsables de la ville rentrent chez eux avec les bêtes. C’est pourquoi on a pris la décision de les abattre et de les envoyer à la prison civile de Parakou. Charles Toko a saisi l’opportunité pour lever le voile sur d’autres réformes majeures. Il s’agit, entre autres du port obligatoire de casque et la circulation à l’intérieure de la ville. A ce sujet, le maire se veut intransigeant. Selon lui, le port de casque est d’une importance capitale dans la mesure où il sauve la vie. « Ne pas le porter, c’est de s’exposer à la mort », a-t-il déclaré. Pour illustrer les conséquences découlant du non-port de casque, il a cité les nombreux cas de décès pour défaut de ce dispositif suite à un accident de la circulation.«Je voudrais rappeler aux Parakois que malheureusement, les exemples sont parmi les responsables de la ville. Baboni Mèmouna, Conseillère à la mairie de Parakou, a perdu sa sœur communément appelée « Reine Kobra » des suites d’un accident de circulation parce qu’elle n’avait pas porté son casque. Le conseiller Tahirou Badimon a également perdu son frère dans un accident de circulation il y a quelques jours. Ce dernier a perdu la vie pour avoir percuté un animal domestique. Il a cogné sa boîte crânienne contre le sol. C’est pour dire que ces exemples ne sont pas à banaliser. A cet effet, il a invité ses administrés à respecter rigoureusement les consignes. L’autre réforme non moins importante est la règlementation de la circulation des gros porteurs à l’intérieur de la ville. A en croire le maire Toko, cette réforme est indispensable parce qu’on ne peut pas observer, impuissant, les véhicules poids lourds écrasés nos parents tous les jours. « Les réformes sont dures, mais il faut les faire pour le bonheur de la population », a-t-il martelé. Charles Toko veut mettre en œuvre ses réformes quoi qu’elles lui coûtent. « Nous allons continuer ces réformes parce qu’il faut quelqu’un pour les faire. Nous allons faire le sale boulot pour que les autres puissent venir diriger en toute tranquillité », a-t-il souligné.       

 Zéphirin Toasségnitché

(BrBorgou-Alibori)