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La décision du gouvernement largement respectée

Depuis la décision du gouvernement de sévir avec la dernière rigueur les auteurs de vindicte populaire, aucun cas d’acte de barbarie, qui dénie la sacralité de la vie humaine, n’a été enregistré. C’est la preuve que cette décision prise en Conseil des ministres, mercredi 29 juin dernier, a été mûrie.

Enfin les Béninois passent une semaine paisible sans un corps humain calciné et sans propagation d’images immondes décrivant les scènes d’horreur de la vindicte populaire. Cet exploit est à mettre à l’actif du gouvernement de la Rupture qui a été bien inspiré en décidant de la répression des auteurs d’actes de justice populaire proscrite par les normes en vigueur et qui, il y a peu, a repris du service. Aux premières heures de la décision, beaucoup ne l’avaient pas vue d’un bon œil. Mais face au constat heureux qu’au lendemain du conclave gouvernemental du mercredi 29 juin 2016 les populations ont ralenti leur élan vengeur, tout le monde convient maintenant que le président Patrice Talon était un prophète qui voyait loin et qui savait l’impact psychologique que le rappel de l’article 8 de la Constitution béninoise pourrait avoir sur ses concitoyens. Lequel article dispose : « La personne humaine est sacrée et inviolable. L’Etat a l’obligation absolue de la respecter et de la protéger ». Ainsi, du 30 juin à ce jour, des scènes horribles dans lesquelles des personnes unilatéralement proclamées hors-la-loi subissent le rituel du feu deviennent de simples cauchemars dont on ne voudra pas en garder le triste souvenir. Aucun cas de vindicte populaire n’a été signalé sur toute l’étendue du territoire. Constat heureux ! Bien que des cas de vols soient survenus, ces derniers jours à Zongo, Sikècodji, et ailleurs dans le pays, les populations ont compris qu’il faut garder le calme et laisser les forces de l’ordre jouer le rôle qui est le leur conformément aux lois de la République. Il faut préciser que ceux qui répriment une infraction de vol par la vindicte populaire, punissent pour une infraction qui n’a pas encore été prouvée et commettent par ce fait, une série d’infractions plus graves, notamment le meurtre, le déni de l’autorité judiciaire, de la présomption d’innocence et du caractère sacré du droit à la vie humaine.

 Anselme Aguéhoundé (Stag)