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Gildas Agonkan entre en fonction au Parlement

L’Assemblée nationale a accueilli hier lundi 10 août 2015, un nouveau membre. Gildas Agonkan, suppléant de Blaise Ahanhanzo-Glèlè, a été officiellement installé dans ses prérogatives par le président Adrien Houngbédji. Cette cérémonie solennelle consacrée à cette installation fait suite à la démission de Blaise Ahanhanzo-Glèlè, désormais maire d’Abomey. Conformément aux prescriptions de la loi, Blaise Ahanhanzo-Glèlè, ne pouvant pas cumuler deux postes électifs, a choisi de conduire les destinées de la Commune d’Abomey, sa cité natale. Ainsi, son suppléant va le remplacer pour défendre les intérêts du peuple béninois. Précédemment Chef du service planification et développement à la mairie d’Abomey, Glidas Agonkan est le prototype d’une jeunesse engagée. Cadre chevronné et rompu à la tâche, son ascension fulgurante est le fruit de ses expériences cumulées et le prix de sa fidélité au parti la Renaissance du Bénin. Porte flambeau des ‘’Houézèhouè’’, il fait la fierté du plateau d’Abomey. Il nourrit des ambitions nobles pour ses jeunes frères. Au cours de son mandat, il s’emploiera à légiférer des lois allant dans le sens de la promotion de l’auto-emploi à travers la mise en place d’une politique conséquente, de la réorganisation de la jeunesse et de l’élaboration d’un plan de recrutement dans la fonction publique. Il pense également travailler pour le bien-être et la protection des droits de la population vulnérable. A l’en croire, la reddition des comptes à ses mandants sera son leitmotiv. Pour y arriver, il estime que nul ne sera de trop. Alors il a invité tous les jeunes de la 23ème circonscription électorale à se mobiliser derrière lui pour un bilan satisfaisant.

Zéphirin Toasségnitché
(Br Zou-Collines)

Gildas Habib Agonkan après son installation: « Je voudrais mettre ce mandat sous le signe de la collégialité »
« Je voudrais mettre ce mandat sous le signe de la collégialité afin d’aborder avec sérénité les questions de gouvernance, gouvernance politique, gouvernance économique, gouvernance sociale. Vous savez que, aujourd’hui notre pays est confronté à un certain nombre de problèmes qui tournent autour de la gouvernance. Il faut faire en sorte que le climat des affaires soit assaini. Il faut faire en sorte que les opérateurs économiques se sentent à l’aise et ne pas les amener à s’exiler. Dans le même moment, il faut faire en sorte que la politique revienne aux politiciens et que les affaires reviennent aux opérateurs économiques. Je pense qu’il n’est pas souhaitable que des opérateurs économiques, des hommes d’affaires puissent se mêler avec beaucoup de zèle dans les affaires politiques. Je suis de ceux qui pensent, par rapport au parcours que j’ai, que la politique est un processus. Lorsqu’on veut s’engager, on s’engage très tôt et, il faut éviter des collusions un peu inquiétantes entre les affaires et la politique. C’est pour ça que je souhaite que tout ce qui sera fait ici aille dans le sens de la séparation claire des fonctions politiques, des fonctions économiques. Chacun doit rester à sa place. L’homme d’affaires doit faire les affaires et ne doit pas prendre le devant des choses politiques dans notre pays… Je fais allusion à tous ceux qui sont des respectabilités dans ce pays, qui font des affaires, de ne pas se mêler de la chose politique. Vous avez vu les conséquences que ça a entraînées pour notre pays. La collusion entre les affaires et la politique. Nous l’avons connu sous le président Kérékou. Nous l’avons connu sous le président Yayi Boni. C’est dommageable pour notre pays et pour la jeunesse de ce pays ».
 

Propos recueillis par Thobias G. Rufino
(Br Ouémé-Plateau)