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David Dansou était face à la presse

Au lendemain du vote par les députés à l’Assemblée nationale contre la demande du Chef de l’Etat d’étudier en procédure d’urgence le projet de loi portant modification de la Constitution du Bénin, les réactions ont suivi. A l’Union fait la Nation, c’est David Dansou, premier responsable des adhérents directs de l’Un dans le Littoral qui est monté au créneau. Face à la presse, samedi 25 mars 2017 à Vèdoko, il a déclaré que le projet n’a jamais été rejeté et a invité les députés à aller très vite.  

Déclaration de presse

Nous avons suivi avec attention, la réaction des honorables députés à l’Assemblée nationale le vendredi 24 mars 2017, en réponse à la demande du Président de la République qui a souhaité l’étude en procédure d’urgence du projet de loi, portant modification de la Constitution du Bénin.

Je voudrais saluer l’acte des représentants du peuple qui, par ce vote contre l’étude en procédure d’urgence, viennent de prouver la bonne foi du Chef de l’Etat qui, contrairement à ce que certains politiciens faisaient croire au sein de l’opinion publique, n’a aucune intention de faire pression sur le parlement. Les députés ont aussi montré leur indépendance vis-à-vis de l’Exécutif et ont donc remis en confiance, le peuple béninois.

Tout le monde a désormais la conviction que le président Patrice Talon n’influence aucun député et qu’ils sont libres d’agir selon les textes, dans l’intérêt supérieur de la Nation. Les Béninoises et les Béninois doivent maintenant faire confiance au Chef de l’Etat et aux députés. Rien ne sera fait dans la cachette comme certains le faisaient croire dans le but d’opposer le Président de la République à ses compatriotes.

Ce qu’il est nécessaire de retenir aussi, après ce vote, c’est que le projet de modification envoyé par le Gouvernement n’a pas été rejeté. Les députés n’ont pas refusé de modifier la Constitution. C’est l’étude en procédure d’urgence qu’ils n’ont pas préférée. Ils comptent étudier le projet envoyé par le Gouvernement en procédure normale afin de mieux apprécier le contenu et apporter les amendements conséquents. Le parlement doit prioriser cette réforme constitutionnelle.

Et donc,  les populations Béninoises qui ont porté à plus de 65% Patrice Talon au pouvoir peuvent continuer par croire que la promesse à elles faite sera tenue. Rien n’a changé. La révision sera effective, quelque soit la procédure car, à l’ouverture de la prochaine session ordinaire en Avril, les députés vont certainement se mettre au travail.

Nos représentants savent que la modification est nécessaire pour la bonne gouvernance et la lutte contre l’impunité. Ils savent qu’il est temps d’adapter la Constitution Béninoise aux réalités actuelles. Le contexte dans lequel la loi fondamentale de notre pays a été adoptée en 1990 n’est plus le même qu’aujourd’hui. Les générations ont évolué. Les besoins ne sont plus les mêmes. Le Bénin doit se mettre au pas par rapport aux exigences du moment. Et comme l’a dit le président Patrice Talon,  le projet est perfectible. Les députés n’ont qu’à jouer leur partition.

Je salue la détermination des acteurs politiques et des syndicats. Leurs réactions montrent l’intérêt qu’ils accordent à l’initiative du Chef de l’Etat. La lutte est salutaire. Mais elle ne doit pas aller contre le bonheur du peuple. Elle ne doit pas être téléguidée. Nulle n’empêchera son prochain d’émettre son avis au sujet de cette initiative. Le Gouvernement du Président Patrice Talon en est conscient et c’est le moment de remercier les autorités de ce pays ainsi que les forces de l’ordre qui, dans le calme et la paix, encadrent toutes les manifestations relatives au projet de modification de la Constitution.

Au nom de la jeunesse Béninoise et pour la paix dans notre, je voudrais inviter les uns et les autres au calme. Nous avons désormais des raisons de croire en la bonne foi de nos députés. Maintenons la veille, mais dans le calme. Que ce soit le Chef de l’Etat ou les députés, c’est nous mêmes qui les avons élus. Gardons notre confiance en eux.

A l’endroit des jeunes, je voudrais nous rappeler les batailles menées par le passé pour qu’il y ait alternance à la tête du pays. C’est le moment d’accompagner le Président de la République pour le succès de son mandat.

 N’oublions pas notre rôle dans la gestion de ce pays, surtout la réalisation des projets ambitieux contenus dans le Programme d’actions du gouvernement  (Pag). Nous sommes en démocratie et nul ne peut ne pas apprécier une diversité de réactions qui s’observent de part et d’autres à travers le pays.  A parcourir le visage des contestataires, on comprend que l’opposition jette finalement son masque et joue son rôle de contrôle et de critique du pouvoir. Ce qui est tout à fait normal dans toutes les démocraties du monde.

Que tout cadre crédible et soucieux du développement de son pays fasse des propositions concrètes et sérieuses et les transmettre aux députés de leur circonscription afin que qu’elles soient prises en compte dans les débats à l’Assemblée, ainsi on aurait rendu service à notre nation au lieu de critiquer sur la base des réactions de rue.

En avant pour la modification de la Constitution du Bénin !

Fait à Cotonou, le 25 mars 2017

 David Dansou,

Président des adhérents directs de la coalition Union fait la Nation dans le département du Littoral.