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AKE
Aké Natondé, porte-parole des 60 députés

Au lendemain du rejet de la prise en compte du projet de loi portant révision de la Constitution, les députés ayant voté pour, ont affirmé, hier mardi 11 avril 2017, à la face du monde que le Bénin a manqué l’opportunité d’amender convenablement sa loi fondamentale.

Ils sont restés debout comme un seul homme. Du haut de la tribune de l’Assemblée Nationale et par la voix de leur porte-parole, le député Aké Natondé, les 60 députés ayant choisi le bulletin vert, pour dire « Oui » à la prise en compte du projet de révision de la Constitution restent solidaires par rapport à l’acte qu’ils ont eu à poser. Le G 60, comme on peut ainsi les désigner, a exprimé son regret pour n’avoir pas donné au peuple béninois l’opportunité de retoucher sa loi fondamentale afin de la rendre plus moderne. « Le Président de la République avait donné feu vert à tous les amendements, il avait d’office accepté que les députés jouent entièrement leur rôle. Il avait donc ainsi accepté tous les amendements qu’adopterait l’Assemblée Nationale », a fait observer  Aké Natondé qui a regretté l’acte posé par la minorité des 22 députés + une abstention qui ont empêché que le vrai débat sur la révision de la Constitution du 11 décembre 1990, ait lieu. Face à ce blocage, ils clament leur intention de servir le peuple et pas un homme, ou un régime, ou encore moins  d’autres intérêts inavoués. Etant donné que c’est une vérité de la palisse que la Constitution actuelle a aujourd’hui besoin d’être ‘’rafraîchie’’, ils ont, à travers leur déclaration, lancé un appel à la mobilisation. « Notre espoir aujourd’hui, et notre appel sincère, est que tous les patriotes de ce pays, tous les démocrates, tous les députés à l’Assemblée nationale se rassemblent rapidement autour des intérêts majeurs du Bénin, qu’ils consolident notre démocratie en rénovant notre système politique pour mieux gérer le pays », a déclaré leur porte-parole. Il s’agit ni plus ni moins d’une volonté d’une volonté affichée à reprendre le projet en vue de sa prise en compte par l’Assemblée. Mais depuis le dernier échec, les obstacles qui se dressent désormais sur ce chemin sont nombreux, y compris le chef de l’Etat, qui n’est plus enclin à y revenir.

Martin Aïhonnou

(Coll)