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Le député Gérard Gbénonchi a expliqué le bien-fondé de son vote

Après le rejet du projet de loi portant révision de la Constitution, de nombreuses personnalités politiques interviennent sur les antennes de télévision et de radio pour donner leurs avis sur le vote qu’elles ont émis. Le dimanche 9 avril 2017, le député de la 11ème circonscription électorale du Bénin, Gérard Gbénonchi, s’est livré à cet exercice. Il a confié sur les antennes de la radio Couffo Fm que le vote qu’il a émis ne signifie pas qu’il a donné son accord au projet, mais plutôt un souhait  pour qu’il soit étudié article par article.

Le député Gérard Gbénonchi a été clair sur les ondes de la radio Couffo Fm hier. Pour l’élu de la 11ème circonscription électorale, si le projet de révision de la Constitution a été rejeté, c’est parce qu’il y a eu insuffisance de communication sur ce dernier et que les détracteurs ont profité de la situation pour intoxiquer les populations. « Si j’ai voté oui, cela ne veut pas dire que j’ai accepté le projet tel qu’il est envoyé par le chef de l’Etat. Le sens de mon vote m’autorise à visiter le texte au fond avant d’aller analyser les articles de ce projet », a-t-il clarifié. Selon le député, il y a eu beaucoup de désinformations et d’intoxications autour de ce projet qui pouvait contribuer au développement de ce pays. « Les populations ont été conditionnées au point qu’elles ont pensé que nous avons voté pour le projet de révision de la constitution», a-t-il regretté. Il a confié que si cette étape préliminaire était franchie, tous les députés allaient analyser les articles et organiser des séminaires pour mieux y réfléchir avant le vote de la plénière. « Si cette étape était franchie, alors s’ouvrirait l’étape du vote article par article. Les députés s’étaient inscrits dans une démarche participative pour inviter toutes les couches sociales qui ont des griefs contre les articles querellés de donner leurs avis et amendements. « Nous étions dans la démarche de tout faire pour que  le consensus qui avait prévalu lors de la conférence nationale revienne. Et lorsqu’on aurait fini, on va inviter les constitutionalistes et juristes de ce pays à rédiger  dans un langage constitutionnel cette loi fondamentale», a-t-il ajouté. L’élu de la 11ème  circonscription électorale a confié que c’est lorsque ce travail serait fini qu’ils vont retourner à la base pour leur apporter le produit final. « Si nous recueillons l’avis favorable de nos mandants,  nous allons passer au vote. C’est à ce stade que les 4/5 seraient requis pour valider le projet. Au cas contraire, le chef de l’Etat  va reprendre son projet initial pour le soumettre au referendum. Cela veut dire que le processus est tellement long. Et les gens nous ont prêté de mauvaises intentions et torpillé le projet », a-t-il fait savoir.
 A propos des déguerpissements
 Déplorant, les casses résultant du déguerpissement des espaces publics, l’élu du peuple a précisé qu’il y a eu des abus. Face  à cela, il a mentionné que le gouvernement aurait pris des précautions pour ne pas aggraver la misère des gens. « Le gouvernement a reconnu qu’il y a eu des abus et pris des décisions pour accompagner des gens pour leur permettre de retrouver le sourire. Il fallait prendre des mesures palliatives  avant de passer à l’action. Comme du temps de Soglo, il faut un peu du social. Au moment de faire des infrastructures, il faut penser au peuple. Il faut que le social soit présent. Lors de l’émission, le président de la République a dit qu’il va faire du social. Vivement que le social vienne. Si les gens mangent, ils vont adhérer à vos projets », a-t-il conclu.
 Claude Ahovè
(Br Mono-Couffo)