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La précipitation et l'impréparation sont monnaie courante dans les réformes de Yayi

On l’a pourtant dit. Le gouvernement ne cultive pas le coton. Pourtant, l’économiste bon teint ne voulait rien comprendre. Au soir du régime, on se rend compte que cette politique d’accaparement instaurée a vraiment tué l’or blanc béninois. Les résultats dans la sous-région en comparaison avec les contreperformances du Bénin plongent dans un regret profond. Il y a urgence que le coton retourne aux professionnels.

Le mérite des meilleures performances affichées par le passé par le Bénin en matière de la production du coton revient aux structures privées et la reconnaissance d’une politique d’accompagnement est attribuée au gouvernement. Aujourd’hui, le Bénin ne figure plus à la première loge avec son coton. La faute à l’Exécutif qui cultive l’or blanc au Palais de la République. On l’a chanté tout le temps, mais le régime actuel avec à sa tête, son Chef, n’a vraiment rien compris. Il a foncé droit dans le mur avec comme héritage, des milliards de pertes. Les nouvelles ne sont pas bonnes pour le Bénin. 40 milliards Fcfa des pauvres contribuables béninois, c’est le montant de la perte attendue, résultat de l’improvisation et de l’amateurisme d’un gouvernement prêt à tout pour gérer la politique cotonnière. En voulant se positionner au bon endroit pour traire le lait, le gouvernement s’est approprié toutes les prérogatives. Le coup de force a été sans appel. La force publique avec les biceps au point a été déployée partout où le coton passe et repasse. Ministres, directeurs de structures sous tutelle ont été mobilisés, avec à l’appui, une forte campagne médiatique pour, disent-ils, sauver le coton des mains de l’imposteur. L’entreprise, des années après, a lamentablement échoué. C’est un drame qui enfonce le Bénin et creuse l’écart avec les performances dans la sous-région. A l’heure du bilan, on découvre que le fossé est abyssal. Dans la plupart des pays de la sous-région, la tendance est à la hausse. Certains pays, au cours de la campagne 2014-2015, ont réussi à faire un bénéfice de plus de 17 milliards de Fcfa. Une performance qui permettra à ces Etats qui ont tiré grand profit de l’indolence des dirigeants béninois en charge de la politique cotonnière de mieux s’occuper du mieux-être de leurs populations. Le comble est que ce gouvernement n’est pas prêt à reconnaître le bordel. « Il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir », conseille le sage. Le peuple, dépité, explore l’avenir avec pessimisme. La seule chose dont il peut se conforter, c’est l’alternance qui se précise. Elle se fera certainement avec une nouvelle race d’hommes et de femmes épris d’amour pour ce pays au bord de la déprime.

 AT