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Rosine Soglo a remué le couteau dans la plaie lors de sa sortie

Incontestablement, la Rb ne va pas de sitôt sortir de l’impasse. Au regard de la position affichée par le couple Soglo depuis l’éviction de leur fils de la tête du parti, la boîte de pandore semble ouverte. La guerre est déclarée entre réformateurs et conservateurs.
La crise à la Rb prend une nouvelle tournure. Secoué depuis quelques semaines par la fronde de certains  barons, le parti vit l’un de ses moments politiques les plus difficiles. En montant au créneau hier,  l’ancienne présidente du parti, Rosine Soglo, s’est exactement comportée comme l’ancien chef de l’Etat, Nicéphore Soglo : les deux ont préféré faire la politique de l’autruche, plutôt que de vider un abcès, qui, à la longue, risque de détruire ce parti politique. Interpellée après l’éviction de Léhady Soglo de la tête du parti, Rosine Soglo, a publiquement apporté son soutien à son « fils » en difficulté, l’après-midi d’hier lundi 29 mai 2017. A l’instar du Président Nicéphore Soglo la semaine écoulée, Rosine Soglo a fait fi de tout ce qui est reproché à Léhady Soglo. Elle a notamment déclaré qu’on ne saurait chasser un « propriétaire de sa maison ». Le parti est donc un patrimoine privé. Les frondeurs ne sont donc que des usurpateurs. Cela fait froid dans le dos. Car, cette interprétation de la vie ou de l’existence d’un parti politique, est une forme de paternalisme contre-productif, rétrograde et anachronique. C’est à oublier qu’un parti politique est d’abord et avant tout,  un rassemblement de citoyens,   de tous âges et de divers horizons,  défendant une cause. En l’occurrence, si le Bureau politique se réunit pour prendre une décision, et se trouve publiquement désavoué à chaque fois, cela veut dire qu’il y a mal donne. La position du couple Soglo, ni les déclarations affectueuses à l’égard de Léhady,  ne sont  donc pas pour arranger les choses. Au contraire, cette façon de tancer les frondeurs, est une maladresse qui ne manquera pas de créer frustration et colère. En clair, dans la gestion d’un parti politique de l’envergure de la Rb, les autres membres  ont également leur mot à dire. Et Léhady ne serait pas un enfant des Soglo, qu’il aurait pu être déchargé depuis de la direction de ce parti.  Tant les récriminations à son encontre sont nombreuses, et parfois justifiées.  Mieux, Rosine Soglo pointe un doigt accusateur sur une « main invisible », qui serait à l’origine ou la cause de la fronde des réformateurs contre son fils. C’est un pis-aller, et une fuite en avant. Car, en expérimentée,  l’ancienne présidente de la Rb devrait savoir que le silence éloquent des grosses cylindrées, qui ont toujours subi sans rechigner,  les erreurs et mauvais calculs de Léhady Soglo, finiront un jour par se réveiller de leur léthargie. Non seulement ces dissidents allaient se réveiller, mais devront prendre les armes.  Désormais, la responsabilité leur incombe devant l’histoire, de faire de la Rb, non un patrimoine privé, mais un véritable parti politique au service du développement de la Nation.

W.N