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Léhady-Soglo
Léhady Soglo fait preuve de mauvaise foi

Auditionné par le préfet du Littoral et suspendu par le ministre de la Décentralisation, Léhady Soglo a été révoqué de ses fonctions de maire de Cotonou. Mais, contre toute attente, l’ex-édyle qui est resté introuvable cherche maintenant à justifier sa fortraiture via les médias.

A travers la Une de certains journaux parus hier, Léhady Soglo a apporté des éléments de réponses aux questions posées par le préfet Modeste Toboula. Chose curieuse, ces réponses le plongent davantage et montrent sa mauvaise foi. En effet, sur l’incinération des documents administratifs et comptables, le maire semble avoir nié sa responsabilité et l’a fait porter au receveur-percepteur de la ville de Cotonou. Mais ce qu’il oublie c’est que la lettre à lui adressée par ce dernier démontre que c’est lui qui devrait donner son approbation. Son refus aurait empêché un tel acte de se produire. Alors, vouloir se dédouaner c’est faire preuve de mauvaise foi.  Quant à la nomination de la secrétaire générale adjointe qui ne respecte pas les normes requises en la matière, le maire se défend d’avoir régularisé la situation le 26 juillet 2017, jour de son audition à la préfecture de Cotonou. Mais à y voir de près, on comprend  aisément que c’est cette convocation qui l’a amené à surseoir à cette nomination irrégulière. Mais le hic est que lorsque la possibilité lui a été offerte lors de l’audition de faire venir l’acte par un de ses collaborateurs à la préfecture, l’ex maire s’est mué dans un silence total. Et avec la sortie médiatique de certains conseillers en fin de semaine écoulée, on en sait un peu plus sur ce comportement puisque selon ces derniers, la dame dont il s’agit continuait de prendre des actes administratifs en tant que secrétaire générale adjointe. L’un dans l’autre, Léhady doit assumer ses responsabilités et surtout les conséquences de ses actes et non remettre le tort sur  ses collaborateurs. Sa responsabilité est engagée et cette fois-ci, il ne pourra pas s’en soustraire. Pour rappel, Léhady Soglo, maire de la ville de Cotonou,  a été révoqué par le conseil des ministres du 02 aout 2017. En effet, après la présentation du rapport qui l’avait suspendu par ministre de la décentralisation, le conseil a constaté que les fautes qui lui sont reprochés sont lourdes et ne sauraient être tolérées. Vente ou l’aliénation abusive de biens domaniaux de la municipalité ou de l’Etat, violation de règles administratives et déontologiques, effacement des traces de documents administratifs et comptables par incinération en violation des textes en vigueur. Voilà les éléments qui ont motivé le gouvernement à révoquer Léhady Soglo de son poste de maire de la ville de Cotonou. Ces actes qui constituent des fautes lourdes, selon la loi sur la décentralisation, confortent la thèse de mauvaise gestion de la capitale économique du Bénin défendue depuis plusieurs mois par certains conseillers municipaux. Le gouvernement face à cette situation a pris ses responsabilités, donnant ainsi la preuve de sa capacité à mettre fin à l’impunité.
 
Armel Nelson Avadémey