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rfiL’émission « Appel sur l’actualité » de Radio France internationale (Rfi) d’hier mercredi 10 janvier 2018 a été consacrée au retrait du droit de grève à certains corps de la fonction publique au Bénin. Les intervenants sont unanimes sur l’intérêt de la décision.  

Si c’était une station de radio nationale, les affabulateurs auraient déliré comme à leur habitude. Cette fois-ci, c’est sur une station de radio internationale que le débat a eu lieu. L’émission connue des inconditionnels a eu pour plat de résistance la suppression du droit de grève à certains corps de la fonction publique au Bénin. Le standard explose, les auditeurs se bousculent. A l’arrivée, dix intervenants ont opiné sur la question. On s’attendait à des critiques virulentes, mais seulement un seul intervenant a pu émettre des réserves sur la mesure. Les 9 intervenants ont successivement salué le retrait du droit de grève. Deux d’entre eux ont d’ailleurs plaidé pour un encadrement strict comme dans certains pays comme le Tchad où les travailleurs n’ont pas droit à plus de trois jours de grève. On ne devrait pas être surpris de cette unanimité de vue sur la radio internationale. Ceci n’est que le reflet de la large adhésion notée au pays. Dans l’opinion, le vote de la loi portant retrait du droit de grève à certains corps est salué. Dans les émissions interactives consacrées à la question ces derniers jours, les populations, dans leur grande majorité, ont apprécié la réforme. Ils ont vivement exhorté les autorités à la mener à terme. Ces hommes et femmes sont d’ailleurs ceux qui sont les plus pénalisés par cette grève sauvage de ces travailleurs dont certains se prennent pour des superhommes. Pourtant, ces populations ne rechignent pas à payer le service qui sert à garantir la fin du mois de ces travailleurs. Le geste est suffisamment osé et le gouvernement ne sera pas condamné s’il prenait des mesures fortes contre ces travailleurs. Si la mesure de défalcation sur salaire pour fait de grève arrivait à être réalité, ce sera un très bon début de réponse contre cette imposture. Les populations, à l’unanimité, saluent l’attitude du président de la République et l’encouragent à poursuivre dans cette dynamique. Leur souhait est que le Chef de l’Etat  promulgue la loi dès que la Cour constitutionnelle l’aurait validée. Le Chef de l’Etat Patrice Talon est donc totalement en phase avec son peuple. C’est le tour d’exhorter ces activistes syndicaux et pestiférés grévistes d’écouter le peuple. De toute façon, ils n’auront pas le choix si la loi venait à être promulguée. A partir de cet instant, on demandera à ceux qui ne sont toujours pas d’accord de jeter leurs toges ou quitter la fonction publique. Ceci pourra certainement les calmer.

AT