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Arimi Choubade
Arimi Choubadé s’est prononcé entre autres sur la gestion de Houngbédji

Analyse du fonctionnement de l’assemblée nationale, 7ème législature sous la présidence de Adrien Houngbédji. C’est ce à quoi l’émission « Cartes sur table » de Océan Fm s’est consacrée le dimanche 14 janvier 2018. Arimi Choubadé, Conseiller technique à la communication du président de l’Assemblée nationale a opiné sur l’actualité.

Dans quelques semaines, les Béninois pourront en savoir davantage sur la réforme du système partisan. C’est l’une des informations données par l’invité de Hospice Houénou de Dravo. Les députés seront probablement en séminaire à ce sujet dans ce mois de janvier. Les différents projets seront mis sur la table de discussion entre les élus du peuple. « A l’issue de ce séminaire, on peut être fixé sur une proposition de loi ou un projet qui sera soumis à l’appréciation du Parlement », a déclaré Arimi Choubadé. L’invité a, par ailleurs,  expliqué que l’appartenance de Adrien Houngbédji au Bloc de la majorité parlementaire ne constitue pas un frein à la bonne gestion des affaires de l’Assemblée nationale.« Avant d’être élu par  ses pairs, il est membre d’un parti politique et de surcroît président de ce parti. Il suit la logique de sa formation politique sans empiéter sur les règles qui régissent le poste de président du parlement », a précisé l’invité. Pour lui, la gestion d’Adrien Houngbédji ne souffre d’aucune ambigüité étant donné queses différents rapports d’activités sont votés sans discontinuité à l’unanimité des députés depuis 2015. Tout en reconnaissant que les intérêts politiques ne convergent pas tout le temps, il pense que le Parlement est au mieux de sa forme. « Avec la tendance actuelle de 60 députés pour la majorité et 23 pour la minorité, c’est une question de rapport de forces. Il arrive des moments ou sur des questions gouvernementales, tous les députés accordent leurs violons ; ce qui n’est pas le cas pour d’autres questions et c’est cela qui témoigne de la vitalité de l’hémicycle », a-t-il argumenté. Au sujet de l’injonction de la Cour constitutionnelle à l’Assemblée nationale pour l’installation des membres du Cos-Lépi, Arimi Choubadé pense que le Parlement est régi par des textes et une fois la demande de la Cour a été reçue, les députés en ont pris connaissance. L’on retient de ses explications qu’avant de déclencher une action, il faut d’abord le travail d’une commission comme le veut le règlement intérieur. Cette commission  a été déjà saisie et son rapport sera disponible sous peu. L’assignation du président de l’Assemblée par un citoyen dans le dossier Cos-Lépi est un délit mineur, puisqu’il s’agit d’une citation directe, renseigne l’invité pour qui il est normal qu’un citoyen s’inquiète de la bonne marche des institutions du pays. Selon le conseiller, le débat devant les juridictions va permettre de trancher, car le juge ne s’est pas encore déclaré  et le président n’a aucune crainte étant dans l’exercice de ses fonctions. Arimi Choubadé rappelle que le président Adrien Houngbédji a été de tous les  combats ayant permis l’avènement de la démocratie au Bénin et donc ne saura cautionner la restriction des libertés fondamentales.

 Marcus Koudjènoumè