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Acadja
Plus de chance pour les « Acadjas »

La mauvaise exploitation des cours et plans d’eaux du Bénin inquiète les autorités béninoises. A cet effet, le Conseil des ministres en sa session du mercredi 28 mars 2018, a statué sur la mise en œuvre des mesures d’assainissement et de réhabilitation des lacs Ahémé, Nokoué et de la lagune de Porto-Novo. Plusieurs mesures ont été prises pour libérer les cours d’eau ciblés.

Les lacs Ahémé, Nokoué et la lagune de Porto-Novo présenteront d’ici quelques mois, une nouvelle image. C’est ce qui ressort de la décision prise au cours de la réunion hebdomadaire des ministres du mercredi 28 mars 2018 au sujet des     mesures d’assainissement et de réhabilitation des lacs Ahémé et Nokoué, et de la lagune de Porto-Novo. Ces travaux se pencheront sur 04 points. Primo, l’élaboration des textes d’application de la loi-cadre relative à la pêche et à l’aquaculture. Secundo, l’enlèvement systématique des engins prohibés du chenal de Cotonou et du lac Nokoué. Tertio,  la libération dudit lac des habitats anarchiques et la prise de dispositions pour empêcher l’installation de tout nouvel arsenal de pêche de type « acadja ». Et pour finir, la réhabilitation des bases obligatoires de contrôle et des plateformes de transfert sur le lac Ahémé. Par ailleurs, dans le but d’avoir des résultats plus concrets, le Conseil des ministres a pris d’autres mesures qui doivent être conduites assez diligemment. En dépit des études de faisabilité relatives au dragage du lac Nokoué et de la lagune de Porto-Novo, et à la lutte contre les plantes aquatiques proliférantes, une autre action se penchera sur l’équipement et la formation d’une unité chargée de la surveillance des plans d’eau. Il est plus que certain d’affirmer qu’avec ces différentes actions entreprises par le gouvernement du président Patrice Talon, la production halieutique va booster dans les cours et plans d’eau ciblés. Également, ces initiatives permettront non seulement, de trouver une solution au problème d’ensablement, mais aussi de mettre un terme à la mauvaise utilisation des ressources aquatiques du Bénin. Elles ne seront pas aussi sans avantages sur les populations riveraines qui, d’ailleurs, gagneront davantage en œuvrant pour la mise en œuvre des réformes.

 Mohamed Yasser Amoussa

(Stag)