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FRET
Le Bgf dynamisera les activités maritimes

La salle de conférence du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb) a servi de cadre, hier, jeudi 30 juillet 2015, à l’Assemblée générale constitutive du Bureau de gestion de fret. Cette cérémonie a connu la présence du ministre de l’Economie maritime, Patrick Ali Yérima.

Le Bureau de gestion de fret est désormais une réalité au Bénin ! C’est du moins ce qu’on peut retenir des travaux issus de l’Assemblée générale qui ont eu lieu dans la matinée d’hier jeudi 30 juillet 2015. Procédant au lancement officiel des activités, le ministre de l’Economie maritime, Patrick Ali Yérima, a fait savoir que cet événement est l’aboutissement d’un travail collectif considérable entrepris depuis le 6 janvier 2015, date de la tenue du Conseil des ministres conjoint entre le Bénin et le Niger au cours duquel les deux pays ont convenu de la nécessité de la mise en place d’un Bureau de gestion de fret à Cotonou et ont donné des instructions dans ce cadre. Profitant de l’occasion, il a félicité la Commission interministérielle chargée d’étudier des modalités de mise en œuvre du Bureau de gestion de fret (Bgf). A sa suite, le représentant du Patronat des entreprises de transport (Petrans) Bénin, Alihassan Baboni, a salué les présidents béninois et nigérien pour avoir pensé à la mise en place d’une telle structure. Car, a-t-il dit, avec la libéralisation du secteur des transports à l’avènement de la démocratie où la Banque mondiale a contraint le Centre nationale des bureaux de fret à fermer ses portes, les transporteurs sont retrouvés dans une situation difficile. « Nous sommes grugés, exploités, abusés, malmenés, et si on n’arrête pas la saignée à temps, la profession de transporteur risque de disparaître tant au Bénin qu’au Niger », a-t-il confié. Il a, pour finir, précisé le réel but du Bgf. « Contrairement à ce que disent les colporteurs de fausses nouvelles, le Bureau de gestion de fret n’est pas le retour du Centre national des bureaux de fret. Cette fois-ci l’Etat se donne le rôle d’accompagner les acteurs que nous sommes », a-t-il souligné avant de préciser que ce seront, eux, les acteurs qui prendront les décisions qu’ils jugeront utiles.

 Joël Samson Bossou