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Yayi Boni veut provoquer la colère du roi marocain

(Le marché définitivement résilié par le Marocain)

Le dossier de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale du Bénin a pris une autre tournure. L’entrepreneur marocain, très remonté contre l’Etat béninois, s’est plaint du chef de l’Etat auprès de Mohamed VI. Les informations reçues auprès du cabinet royal, depuis Rabat, font état de ce que Yayi Boni est dans le collimateur du premier citoyen marocain.

Le roi Mohamed n’est pas content de la manière dont ce dossier de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale est géré au Bénin. Selon nos sources, l’entrepreneur principal, avec les situations difficiles qu’il vit au Bénin dans ce dossier, s’est vu obligé de se plaindre au niveau du cabinet royal, au Maroc. Il n’a pas compris comment on peut le maltraiter jusqu’à le jeter en prison et détruire toutes ses affaires (avec des milliards de Fcfa en fumée), alors qu’il se croyait dans un pays de droit, respectueux des accords de coopération bilatérale. Sa plainte au niveau du cabinet royal a été reçue avec stupéfaction, d’après nos informations. Que ce soit le Roi ou son entourage, personne n’a aimé ce qu’on a fait subir à Abdel Kader Moutaïb dans cette affaire qui lui a coûté toute son économie au Bénin. Nulle ne sait encore la portée de la réaction qui viendra de Rabat, mais on apprend que des dispositions se prennent déjà pour saisir officiellement l’Etat béninois. C’est certain qu’on demandera à Yayi Boni, ce que le Maroc a pu lui faire pour qu’il voit souffrir un opérateur économique jusqu’à ce point sans réagir. On aura à lui demander des comptes sur ce qu’il fait des relations bilatérales et surtout celles qui existent entre lui et le Roi Mohamed 6, particulièrement. C’est une affaire qui a pris une tournure que le président béninois ne pourra plus maîtriser. Et s’il garde sa position en faisant souffrir le Marocain, le Bénin risque de perdre gros.

Et ce n’est pas tout. Les autres hommes d’affaires marocains opérant au Bénin, surtout dans le secteur de l’énergie et autres seront amenés à prendre des dispositions contre ce pays. Soit, ils arrêtent d’investir au Bénin et quittent le pays ou alors ils réduisent le taux d’investissement. Les conséquences seront lourdes et en dehors d’eux, les partenaires de l’entreprise Gee vont aussi entrer dans la danse. C’est une affaire qui risque de donner des soucis à l’Etat béninois, car visiblement, l’entrepreneur est décidé. Il ne veut plus continuer à se taire et se laisser faire. Il est déjà par terre. Le Bénin a déjà détruit ses affaires et il n’a plus peur de tout faire pour que justice lui soit rendu.

 Acte n°2 : résiliation du contrat

 Aussitôt rentré de son pays après plusieurs mois de séjour, Abdel Kader Moutaïb pose son second acte. Il avait déjà assigné l’Etat béninois en justice (la comparution est pour demain, jeudi 05 mars au tribunal de Porto-Novo). Selon des juristes, il n’y a aucun doute ; il va gagner le procès et connaissant la qualité du système judicaire béninois, le verdict ne tardera pas à tomber. Des proches de l’entrepreneur informent que les pièces nécessaires sont déposées à la justice. Le lundi deux (02) mars 2015, le délégué du groupement d’entreprise Gee saisit le maître d’ouvrage délégué pour notifier la résiliation du contrat. Par lettre n°004/2015/Ag/Dga/Gee, il a mis fin au contrat d’exécution du lot n°1 du chantier (lot principal). Dans sa lettre que nous avons pu intercepter au niveau de la Serahu-Sa, l’entrepreneur a expliqué ses déboires et a estimé qu’il faut se désengager après plus de sept ans sur un chantier prévu pour durer deux ans.

Avec cette décision que l’entrepreneur vient de prendre, les travaux démarrés par le génie militaire (incompétent) et l’entreprise qui est sur le chantier actuellement doivent s’arrêter. Plus aucun décaissement ne doit plus se faire, car la résiliation du marché bloque les opérations sur la ligne destinée au financement dudit chantier. Si Yayi s’entête à le faire, ce serait de la malversation et tous les acteurs impliqués seront sanctionnés, conformément à la loi. Le troisième acte est pour bientôt, selon des proches de l’entrepreneur. A suivre….

Félicien Fangnon