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assemblee-nvoProfitant de l’ouverture de cette deuxième session extraordinaire de l’année 2015, demandée par le gouvernement, les députés ont examiné le projet de loi portant Convention de crédit signée à Cotonou, le 16 Février 2015, relatif au projet d’appui au développement agricole des Collines (Padac).

Le gouvernement du président Yayi Boni est autorisé à mettre en œuvre le projet de loi portant Convention de crédit signée à Cotonou, le 16 février 2015, relatif au projet d’appui au développement agricole des Collines (Padac). En effet, après l’ouverture de cette session, le président Adrien Houngbédji a invité la commission des finances et des échanges de l’Assemblée nationale a présenté le rapport de ses travaux. Le rapporteur a rappelé que le Padac prend en compte six Communes dont Bantè, Savalou, Glazoué Dassa-Zoumè, Savè et Ouèssè. Des Communes des départements du Zou et des Collines qui disposent des potentialités agricoles importantes, mais confrontées à des difficultés alimentaires et la dégradation des terres. D’un coût de réalisation de 8.863.290.984 Francs Cfa, soit 13 millions d’Euros, la commission a fait savoir que le prêt à contracter s’élève à 11 millions d’Euros. La part attribuée aux Communes sera assumée par le gouvernement et celle des organisations de la société civile sera assumée par les coopérations et exploitants agricoles, selon les explications du ministre de l’Agriculture. Alors, la mise en œuvre du projet qui sera réalisé sur cinq ans, permettra au Bénin de contribuer durablement à la souveraineté alimentaire du Bénin, la création des emplois innovants à travers l’essor des activités agricoles. Rappelons que ledit projet s’articule autour de 04 composants à savoir, l’accès aux investissements agricoles sur le territoire concerné ; la sécurisation alimentaire et l’appui à la gestion du foncier ; l’appui institutionnel ; la gestion du projet et la capitalisation avec toutes les modalités de gestion du projet. Les députés, tout en reconnaissant l’importance du projet, ont rappelé au gouvernement d’éviter la négligence à laquelle il les a souvent habitués. Les députés ont recommandé au gouvernement de faire des efforts dans les prestations proposées, afin qu’elles soient adaptées aux défis à relever. Ils ont également demandé que les capacités des acteurs techniques du projet soient renforcées en vue d’améliorer leur rendement.

Thobias G. Rufino (Br Ouémé-Plateau)