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assembleeLes députés se retrouvent en session extraordinaire ce jeudi 19 juillet 2018. Au menu des débats l’étude de la proposition de loi sur la charte des partis et probablement l’amendement la loi référendaire.

L’assemblée nationale pourrait faciliter la tenue dans les prochains mois d’un référendum comme l’a entériné le vote du 05 juillet dernier au parlement. Si la question du délai pour organiser la consultation populaire semblait poser problème au sein de l’opinion publique, les lignes pourraient bouger dès le 19 juillet si l’on en croit le vice-président de la commission des lois Abdoulaye Gounou. « Nous sommes confrontés à la réalité. Il faut donc quelques ajustements » a déclaré le député au micro de Océan FM. Selon des sources, les articles sur le délai de convocation du référendum se verraient ainsi touchés. Nous allons commencer la cuisson de la loi sur le code électoral, a aussi  ajouté le député Abdoulaye Gounou. Autre loi qui pourrait connaître une modification au cours de la session extraordinaire, la loi 2001 sur la charte des partis politiques. Une proposition de loi du député Louis Vlavonou et de 59 autres députés est dans les couloirs du parlement depuis janvier dernier. Selon Isaac Fayomi, directeur des services législatifs du parlement, ladite proposition est en étude au niveau de la commission des lois. Le directeur des services législatifs du parlement ajoute que la nouvelle loi sur la charte des partis qui sera voté après étude de la proposition viendra abroger la loi du 21 février 2003 qui régissait  la vie des partis politiques au Bénin. Depuis plusieurs mois, opposition et mouvance ne jurent que par les regroupements politiques. La loi sur la charte des politiques devrait aller dans ce sens.  « La charte qu’on a ne répond plus aux attentes des Béninois » a justifié le vice-président de la commission des lois Abdoulaye Gounou. Selon nos informations, des ratifications d’accord transmises par le gouvernement sont aussi prévues au cours de cette session extraordinaire. Nul doute que les yeux seront tournés plutôt vers le code électoral, la charte des partis politiques et la loi référendaire. A moins d’un an des élections législatives. Si on ne finit pas, nous allons convoquer une autre session extraordinaire, ce n’est pas interdit, propos du vice-président de la commission des lois.

Rèliou Koubakin