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Alain Adihou connaîtra son sort ce jour

Les députés de la 7ème législature débattront ce jour du dossier de poursuite de l’ancien ministre Alain Adihou, un dossier lancinant qui refait surface.

Dans le contexte de remise en selle de la Lépi (Liste électorale permanente informatisée), en vue des prochaines joutes électorales, le dossier de poursuite de l’ancien ministre Alain Adihou sera débattu. Il est inscrit au point 2 de l’ordre du jour de la séance plénière de ce jour. Cet ancien membre du gouvernement de Yayi Boni, avait déjà payé un séjour carcéral, dans ce sulfureux dossier. La réouverture de cet ancien dossier s’inscrit dans la lutte contre la corruption, engagée depuis quelques temps, par le  gouvernement de la Rupture. Au moment où le bureau du Cos-Lépi prend fonction et évalue l’actualisation de la Lépi, au milliard de nos francs, il est normal qu’on comprenne exactement ce qui s’était passé, lorsque l’ex-ministre Alain Adihou était aux affaires. On se rappelle encore, qu’en 2006, parmi trois dossiers de trois anciens ministres, transmis à l’Assemblée nationale, celui du ministre Alain Adihou, faisait cas de détournement de deniers publics et de véhicules administratifs. Il était aussi mis en cause dans le dossier de réalisation de Liste électorale permanente informatisée (Lépi). 77 députés avaient voté pour la poursuite du ministre Adihou. C’était donc l’acte à poser pour que la Haute Cour instruise le dossier  pour connaître du sort du milliard englouti dans ce projet. A l’annonce du dossier hier, c’était le branle-bas dans les coulisses de l’Assemblée nationale. Un nouveau sort attend-il l’ex-ministre Alain Adihou, qui avait payé une malencontreuse intervention devant les élus du peuples ? Wait and see !

 Martin Aïhonnou

(Coll)

 Réactions de quelques députés en juillet 2006

 Robert Sognigbé : « la mission qui est la nôtre, nous devons l’accomplir »

«  Je ne veux pas être traité de « jagouda » (qui veut dire voleur en langue locale). C’est pourquoi la mission qui est la nôtre, nous devons l’accomplir. Nous devons donc sans plus tarder transmettre les conclusions de nos travaux à la Haute Cour de justice. Elle s’esttoujours plainte de manquer de matière pour travailler; et c’est l’Assemblée qui doit la lui fournir.Pourquoi encore faire marche arrière ? Donnons-lui l’occasion de faire toute la lumière sur le dossier Lépi »

 Eric Houndété : « La crédibilité du Parlement dépend du traitement que nous ferons de ce dossier »

« Nous devons exercer nos prérogatives. La crédibilité du Parlement dépend du traitement que nous ferons de ce dossier. Si en envoyant Alain Adihou devant la Haute Cour de Justice, on se rend compte que notre dispositif législatif ne permet pas d’aller jusqu’au bout du dossier, on prend acte ».

 Amouda Razacki, président de la commission des lois : « une simple suspicion peut permettre d’instruire le dossier devant la Haute cour de justice »

« En réalité nous n’avons pas besoin de preuves ; une simple suspicion peut permettre d’instruire le dossier devant la Haute Cour de justice. Je crois que l’Assemblée doit achever le travail qu’elle a commencé, c’est-à-dire : voter la mise en instruction du dossier devant la Haute Cour »

 Ordre du jour de la plénière

 1- Poursuite de l’examen du projet de la loi portant Code pénal en République du Bénin

2- Dossier de poursuite de l’ancien ministre François Alain Adihou

3- Examen de la proposition de résolution tendant à la création d’une commission parlementaire d’information, d’enquête et de contrôle sur la gestion des projets par l’Agence d’électrification rurale et de maîtrise

4- Pétition des populations pour la réhabilitation du quartier Gbèwa dans la loi 2013-05 du 27 mai 2013